05.07.2008
La route du mensonge

Je veux bien oublier
mes sept péchés
Les arbres fruitiers
refusent d'abandonner
leurs feuilles mortes
sur un sol embrasé
L'adieu est un couteau
son cri
a déchiré sa langue
Et ses mots sont restés
debout sur un feu
venu hors du temps
Faut-il emprunter
la route du mensonge
pour rencontrer par hasard
Des réponses
plus dures
que le venin...?
©Mohamed El jerroudi
Ce blog est en vacances. Alors bonnes vacances à toutes et à tous.
22:15 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
06.06.2008
Ecoute ...!

OEUVRE DE ©Bouzaïd Bouaâbid
Ecoute Mon enfant.
Le silence a déserté
le vacarme du monde.
Le silence a déserté
les chemins de tes rêves.
Ecoute la douleur du mode.
Le monde?
a mal... très mal.
Il se plaint de maux de tête.
Ecoute le bruit des blindés.
Ils ont piétiné
tes châteaux de sable
Ecoute le bruit des vagues.
Ils dévorent les corps
de ceux qui rêvent comme toi,
de planer sur les nuages.
Ecoute le vacarme du monde.
Tu comprendras
qu'à force de l'écouter,
tu risques de digérer
chaque mensonge.
OUI... tous les mensonges.
©Mohamed El jerroudi
11:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
30.05.2008
Rue de la limite.
Le 12 Août 2003,à 2 heures du matin je me promenais dans les rues de Liège,après avoir passé toute une journée égaré au milieu d'une immense foule qui célébrait le centenaire de l'écrivain Jorge Simenon. La nuit était douce. Le silence était mon seul compagnon .J'étais loin du centre ville.
Quand la fatigue commença à m'envelopper de son poids,j’ai décidé de rentrer chez moi pour me reposer un peu .J'étais tout près de l'appartement de mon fils Réda situé dans une rue male éclairées. Je voulais presser le pas quand soudain je trébuchai sur un corps allongé à même le sol. Une grande stupeur me coupa le souffle. J'ai tout de suite pensé à un assassina. Je me prêtai à prendre la fuite, quand la personne qui gisait par terre me tendit sa main et prononça des paroles incompréhensibles. Je repris vite mon courage et je m'approchai : elle était une femme. L'alcool qu'elle a bu l'empêchait de se relever.
- Madame faites un effort ne restez pas ici. Vous risquez d'être agressée! Lui dis-je. Elle me regarda et me dit tout en essayant de cacher son ivresse.
- T'es un arabe? .Elle m'as posé cette question sans doute , à cause de mon accent.
-Oui je suis arabe.
- moi aussi je suis marocaine d’origine, liégeoise de naissance .Et toi?
-Marocain. Elle me supplia de l'aider de rejoindre son appartement car elle a su que je suis le père de son voisin. Et qu'elle pouvait me faire confiance .Arrivé au 3ième étage, elle me donna la clé. Elle avait un salon en désordre .Il y avait des bouteilles de vin partout à tel point que je ne savais pas où mettre le pied. Je l'allongeai sur un fauteuil. Elle me désigna une chaise et me pria de rester un moment .Moi j'étais maladroit je ne savais quoi faire, quoi dire...De temps en temps je posai un regard sur un coin du salon, sur la dame. Elle saisit une bouteille de vin et remplit deux verres .J'avalai le mien d'un seul trait. Elle m'en donna un autre en souriant. Au quatrième verre j'ai senti une chaleur douce traverser mon corps. Sur le mur une photo d'un adolescent attira mon attention.
- C'est ton fils ? lui demandai-je.
-Oui mon fils et mon frère à la fois.
-Quoi?
-Oui je l'ai fait avec mon père.
A sa déclaration j'ai senti que le plafond allait s'écrouler sur ma tête. Je pris en hâte mon paquet de cigarettes et me dirigeai vers la sortie. C’était plus fort que moi. Je l'ai entendu pousser des cris. Elle pleurait si fort ... Je me suis engouffré dans l'appartement de mon fils, j'ai pris un somnifère. Je voulais oublier .Faire le vide .Je ne me rappelai plus à quel moment j'ai perdu conscience. Le lendemain un bruit ou des voix humaines, une cacophonie me réveilla en sursaut.
Je suis sorti pour voir de quoi il s’agissait. En face de moi la dame de la veille me sourit .De sa bouche coulait du sang à flot .Des infirmiers essayaient de la mettre sur un brancard. Elle les repoussa et descendis toute seule les escaliers jusqu'à l'ambulance. Avant d'y monter elle nous regarda. Elle me regarda et ouvra sa bouche. Elle avait la langue coupée à moitié.
Moi qui savait son histoire je comprends maintenant pourquoi elle s'est mutilée. C'est pour ne jamais parler de son fils qui est son frère. Elle a choisi le silence...
Un policier qui griffonnait sur un bout de papier, demanda le nom de la rue. -RUE DE LA LIMITE. Lui répondit un garçon qui ressemblait beaucoup à celui que j'ai vu la veille sur la photo...
©Mohamed El jerroudi
Ps : La rue est réelle , la dame aussi .Le texte n’est que fiction….Un texte que j'ai trouvé sur mon carnet de voyage...
21:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
20.05.2008
Chaque bouche a son mot à dire

Là où les coeurs se rencontrent
les chuchotements de la nuit se taisent
seuls les regards lumineux habitent
le silence des étoiles
Ici un oeil récalcitrant refuse
d’accompagner le coucher du soleil
Là-bas un vent enragé
bouscule la peur du soir
Les portes de l’âme
s’ouvrent à toutes les bouches
Bouches avides de mystère
Bouche avides de lait maternel
Chaque bouche a son mot à dire
Les lèvres sont à bout de force
pour éteindre la soif de la terre
Soif
Qui se répand comme un feu
sur la poitrine d’un amant
disparu
au milieu de la nuit.
© Mohamed El jerroudi
20:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
05.05.2008
Les frontières sont idiotes.

Photo: google.
Parfois il m'arrive de me demander:"Mais qui a inventé les frontières? "Ce n'est pas Dieu, m'a expliqué une personne qui a lu les livres de toutes les religions....
Il y a quelques jours, j'ai rencontré un poète .Je lui ai posé la même question. Il s'est gratté la tête, puis il s'est mis à réfléchir....Après un instant , il m'a bien regardé et m'a dit:"Les frontières? Moi,je connais pas. Et même si jamais elles existaient, elles seraient idiotes. Et supposons qu'elles existent réellement. C'est dans la tête des hommes qu'elles existent. Moi je suis poète. Et dans ma tête,il n'y a pas de frontières."
-Je peux te suivre poète? Lui dis-je.
-Pourquoi veux tu me suivre?
-Pour aller là où il me semble.
-Impossible! me répondit-il.
-Pourquoi?
- Parce que t'es pas poète toi.
Il a mis ses chaussures usées, s'est dirigé vers une barque, et s'est mis à ramer...sans me regarder , sans me saluer. Quant à moi, je suis resté cloué (comme un idiot) sur cette plage déserte tout en le regardant disparaître vers le large comme un songe. Oui … ! il a sans doute raison ce poète « Les frontières sont idiotes ».
© Mohamed El jerroudi
19:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : frontières, songe
25.04.2008
Homme noir au cœur blanc

Aimé Césaire (1913-2008)
Homme noir
Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE
Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les mystères
Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire
Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière
Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du feu et la cendre
Au prix de ta sueur et du sang
Tu as su traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde
Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays
Natal.
© Mohamed El jerroudi

20:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
16.04.2008
L'art marocain

bijoux marocains
L'histoire des arts au Maroc pourrait schématiquement être classée en deux périodes distinctes à savoir la période de 1912-1956 et jusqu’à aujourdh’hui.
La première période étant celle de la naissance et des balbutiements de la pratique picturale en tant que telle. Cette période verra l’apparition des premiers peintres européens installés au Maroc sous protectorat français.

Pouf en cuir orange
C'est "L'école coloniale" dont la caractéristique essentielle aura été l'initiation d'une peinture provinciale et exotique. Une école qui donne naissance à des artistes marocains autodidactes qui s’intéresseront à cette nouvelle forme d'expression plastique, la peinture de chevalet. C’est ce qui permettra l'émergence d'une première génération de peintres figuratifs naïfs, reproduisant, chacun selon la technique acquise auprès d'artistes européens, les scènes de la vie sociale marocaine, autrement dit, au-delà d’ une certaine forme "d'ethnologie picturale". Cette seule et unique tendance, qui a duré au-delà de l'indépendance du Maroc, a pour principaux représentants Mohamed ben Ali R'Bati, Abdelkrim Ouazzani, Moulay Ahmed Drissi et Ben Allal.

peinture à l'huile
L'enseignement des arts plastiques au Maroc verra le jour en 1945, avec la création de l'Ecole des Beaux Arts de Tétouan - ville sous protectorat espagnol - et celle de Casablanca en 1950. Après l'indépendance et notamment dans les années 60, la pratique picturale marocaine connaîtra un nouvel élan, tant sur le plan de la vision artistique que celui de l'expression.
L'artiste-peintre, qu'il soit autodidacte ou armé d'une solide formation académique en France et en Espagne, s'investira d'un rôle majeur sur la scène culturelle, à savoir celui d'être à la fois l'incontournable relais d'opinion et le médium d'une culture nationale spécifique et ouverte. D'où l'émergence d'une entité plastique marocaine, multiple de par ses formes d'expression avec pour précurseurs Ahmed Cherkaoui et Jilali Gharbaoui, l'un travaillant sur le signe dans la culture populaire et l'autre sur l'abstraction.

technique mixte
Concernant les galeries d'art, le besoin en est grand, puisqu'à côté de la Galerie Nationale Bab Rouah de Rabat et de la Salle Allal El Fassi, sise au siège du ministère de la Culture, d’autres salles d'exposition privées se multiplient çà et là avec une concentration essentiellement sur l'axe Rabat - Casablanca.
© Mohamed El jerroudi
21:50 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.04.2008
Thank you, président Bush

Photo: google
Merci à vous, grand dirigeant.
Merci, George W. Bush.
Merci à vous pour votre insulte
Si mon nom que je porte
Vous donnait des insomnies
Merci pour les milliers d’enfants
Morts sous le poids de vos blindés
Merci aussi pour ces jeunes soldats
Que vous envoyez en Irak
Et qui meurent sans savoir pourquoi
Merci monsieur le président
De nous montrer l’axe du mal
Merci à vous d’avoir érigé un monument
Que vous avez nommé Guantanamo
L’histoire se souviendra bien de vous
Merci à vous Monsieur
De mentir à l’Europe
De mentir à l’ONU
De nous mentir
Et de mentir au monde entier
Oui monsieur le président George W. Bush
L’histoire se souviendra bien de vous..
Et vous avez bien écrit votre page d'histoire
Sur un blindé.
Thank you.
© Mohamed El jerroudi
Les crimes de guerre en droit international:Devant la gravité des infractions commises en cas de conflit armé, le droit international humanitaire a lui aussi institué un mécanisme de compétence universelle qui fait obligation aux États de prendre les mesures législatives nécessaires pour sanctionner les personnes responsables de graves violations, et de rechercher les personnes accusées d'avoir commis des infractions graves, de les déférer à leurs propres tribunaux, ou de les remettre pour jugement à un autre État.
01:25 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.03.2008
L'Odeur du blé

Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...
Le son de la flûte agonise en silence
Le chant de la fille s'est tu
comme une pierre au regard mortel
Les montagnes conservent leur mutisme
écho d'une absence sans fin
Chaque soir un vent solitaire
vient carresser la cime d'un épi oublié.
Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...
Te souviens-tu de la terre
de l'Odeur du blé
ramassé par une jeune fille
au mains sculptées par le pain
Au visisage doré
comme un quartier de lune
qui guette l'aurore au milieur
d'une nuit d'été
Une jeune fille au yeux d'émeraude
couleur de la méditerrannée
Au joues dorées qui font mourir de jalousie
les pommiers de Damas.
© Mohamed El jerroudi
PS:En ce moment je suis en voyage .Je pense à vous et je vous dis :Je vous AIME ET MAIN SUR LE COUEUR...!!!
Mohamed
22:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : pommiers, jalousie, blé
23.03.2008
Juste on mot pour dire un mot juste.

Si le regard de ce Monsieur vous interpelle, alors dites comme lui:
Non!!! au Génocide culturel au Tibet!!!
14:20 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Génocide, Tibet
