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03/02/2009

Quand je serai poète.

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Quand je serai poète
J’écrirai des poèmes
Que mes lecteurs boiront
Comme un vin vers après vers

Je leur parlerai d’un ciel
Dont la couleur n’existe
Que dans les yeux des aveugles

Je leur parlerai d’une terre
Ma terre une terre
Qui existe dans toutes les mémoires
Dont la surface n’existe
Nulle part ailleurs
Sauf qu'elle n'appartient
à personne


Mais comme je ne le suis
Pas encore
Il ne me reste qu’à broyer
Mes rêves dans une meule
Dont le dictionnaire
Est incapable de prononcer
un seul mot

En attendant que je sois
Un grand poète

Je dois ...!

Creuser ma terre
Planter un palmier
Un figuier et un olivier


Cela dépendra du temps
Qu’il fera

Et je balancerai
Tous les dictionnaires
Par la fenêtre

Quand je serai poète
Je serai abandonné
Par Dieu et les hommes
Je serai esseulé et seul

Seul tout seul

Mais je me souviendrai
Bien de ma Terre.



©Mohamed El jerroudi



De ces pays frappés où rien ne peut avoir Joie. Cette guerre contre laquelle s’insurgeraient les armes et non pas les larmes du cœur. Puis tous ces enfants pour lesquels leur propre pays ne peut écrire aucun poème, et nous qui nous disons si près, à soutenir la Grande Détresse contre la Grande Infamie : phrases inutiles qui peuvent proliférer de tous côtés, phrases pour rien, quand je ne peux ignorer le drame qui se joue, l’omniprésence de la haine à une échelle qui nous dépasse, et cette question que tant de poètes peuvent se poser : Quel est le grand moyen de la poésie ?

Dans le théâtre de la parole, une espèce de vérité me retient : « Le retour au sol » de Rimbaud. Et pour cela, innombrables sont les clôtures sur lesquelles il nous faut agir… obstructions, barricades, fausses fenêtres sur le monde, fers, enchaînements, et cette question qui ne peut promettre aucune réponse : Quel est le grand moyen de la poésie ?

Ou alors peut-être cette réponse : que tout être humain a le droit à un horizon. Et ce qui doit faire partie de notre horizon ce n’est même pas le mot PAIX. L’humain doit se « dégager » entièrement de tous les jougs, y compris des distorsions de son imaginaire. Il y a parmi la Réalité une réalité dans laquelle toute clôture doit être sévèrement critiquée, je parle ici du grand mensonge qui se dresse contre la vie.

Et il n’y a pas pire saloperie que ce qui se dresse contre la vie des enfants !

Que voir ou penser d’un poème quand il n’y a que destruction massive ? Est-il un échec de plus ou un vrai moyen de mobilisation ? Une citation de plus ou une réelle incitation à répondre à l’appel de l’horizon ?

Je sais que de la pratique poétique exercée chez quelques uns, pas tous, mais chez quelques uns seulement, il ne s’agit en aucune manière de poésie-divertissement, de poésie-spectacle… !

Recommencer le poème comme on recommence une vie et ses multiples chemins du passé, du présent et de ce qui est encore à venir. Recommencer le poème comme on décide de ne pas renoncer à recommencer une terre… Est-ce là une des réponses à la question Quel est le grand moyen de la poésie ? Mais encore faut-il Recommencer l’horizon ni dans l’or ni dans le remord, mais seulement à partir de l’horizon lui-même, qui ne souffre d’aucun affront et d’aucune oppression.

Pour tous ces enfants meurtris, voici le mot de la fin : Recommencer notre acquiescement à la vie !


©Nathalie Riera, 21 janvier 2009

14/01/2009

Les mains de l’insaisissable.

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©Farid Belkahia.

Le hurlement de la soif
Fait vibrer le visage du désert
Paroles de sable
Vents de l’errance
Des pierres millénaires
Interpellent les portes du ciel

Eau chemin de la vie
Les mains de l’insaisissable
Déchirent la peau du silence
Quand le corps craquelle
Sous les yeux de l’indifférence

Les oiseaux ont déserté le ciel
Qui respire un feu
Venu hors du temps
Et les arbres fruitiers
Refusent d’abandonner
Leurs feuilles mortes
Sur un sol embrasé

L’adieu est un couteau
Son cri a déchiré sa langue
Le regard a fermé ses yeux de pierres
Comme de vieilles portes broyées
Par les mâchoires des serrures

Le sanglot des ruines
Irriguent la poussière des souvenirs
Sur des pages écrites
Avec une encre sourde
Qui s’endort dans le secret des mots
Et le cœur dévoile toute sa lumière

Sur le chemin du passé
Le visage creusé
Par les traces des désirs
Engouffre ses soupirs
Dans un corps enflammé
Pour arracher au soir les lueurs de l’aube

Saisir l’ombre des mots
Gravés sur des lèvres lumineuses
L’odeur de l’argile rappelle au cœur
Le moment de faire sa prière

L’éternel est un livre fermé
Chargé d’une énigme
Impossible à déchiffrer

Mémoire
De ceux qui sont partis
Oubliant le chemin du retour..!
.


©Mohamed El jerroudi

27/12/2008

Transe

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Des paroles enflammées dansent
Avec le frémissement d’un corps
Né au coin d’une poitrine large
Comme une main parsemée d’étoiles

Chaque soir s’écrit l’indicible
Le long des fissures des blessures
Enfuis dans une ombre
'A la face peuplée de rêves effacés

La transe parle sans arrêt
Un langage habité de désirs
Entassés dans un lambeau de chair
Coloré de cendre et de fumée

Les yeux boivent le reflet des couleurs
Au rythme des souffles perdus
'A jamais dans la voix de la nuit
Frappent le souffle avec un souffle essoufflé

Des gestes muets cherchent leurs paroles
Sur des murailles de mémoires
Découvrent sur le chemin des ancêtres
Les traces d’une sueur au parfum de sable

La transe vide sa bouche de ses feux
Comme une cascade de colères infinies
Avance de sursaut en sursaut

El le corps s’effondre
En petits morceaux.


© Mohamed El jerroudi

13:20 Publié dans poésie/arts | Tags : transe, corps | Lien permanent | Commentaires (19)

09/12/2008

L’écho des légendes

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© Monia Touiss

Je peux aussi
Revenir de mon errance
Raconter ce que j’ai vu

J’ai vu
Le sang annoncer chaque matin
Une mort qui n’a pas de nom

J’ai vu
Des yeux qui pointent leurs regards
Etonnés
Sur des corps déchiquetés
Par les mains de la folie

J’ai vu
Des enfants adossés
Aux murs de l’indifférence
Attendre leur tour
Pour tourner le dos à la vie.

Je peux aussi
Ecouter les ruines
Une envie folle
Me force à reconstruire
Les jardins de mon enfance
Avec l’écho des légendes
Ressusciter les racines
Des figuiers sauvages

Et je lis le temps
J’immobilise la nostalgie
Au cœur de mon cœur

Si mon rêve était absent
Mon regard intérieur serait

Présent.




©Mohamed El jerroudi

10:30 Publié dans poésie/arts | Tags : rêve, figuiers, folie | Lien permanent | Commentaires (35)

24/08/2008

THE END

Hommage aux vivants


Entre une lettre
Et une autre lettre
Je dépose une gerbe de fleurs
En hommage aux vivants

Entre une nostalgie
Et une autre nostalgie
J’écrase une larme
En hommage aux absents

Entre un trottoir
Et un autre trottoir
Quand je croise mon sosie
Je change de trottoir.


Chaque matin quand je me réveille, je m’aperçois que le monde a changé pendant que je dormais...!

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Photo de Catherine Wallon.

Moi aussi pour suivre la mode ce matin, je dois changer…. !
Ce site de poèmes, dessins et photos se termine ici et aujourd'hui (le 24 /08/ 2008).

Durant les dernières semaines d'existence de ce blog, je me suis rendu compte qu'il faut aborder la poésie d'une autre façon.
Alors j'ai décidé de changer .... .Si vous voulez voir les anciens poèmes et dessins, allez dans les archives.

Et je remercie celles et ceux qui étaient là .Qui m’ont bien entouré .A eux je dis :

Amicales pensées...!!


À bientôt peut-être...




©Mohamed El jerroudi (Tétouan ,Maroc .le 24/08/2008)



Vidéo que j'ai trouvée sur le blog de Kalima.

23/08/2008

La route du mensonge

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Je veux bien oublier
mes sept péchés

Les arbres fruitiers
refusent d'abandonner
leurs feuilles mortes
sur un sol embrasé

L'adieu est un couteau
son cri
a déchiré sa langue

Et ses mots sont restés
debout sur un feu
venu hors du temps

Faut-il emprunter
la route du mensonge
pour rencontrer par hasard

Des réponses
plus dures
que le venin...?



©Mohamed El jerroudi

06/06/2008

Ecoute ...!

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OEUVRE DE ©Bouzaïd Bouaâbid

Ecoute Mon enfant.
Le silence a déserté
le vacarme du monde.

Le silence a déserté
les chemins de tes rêves.

Ecoute la douleur du mode.
Le monde?
a mal... très mal.
Il se plaint de maux de tête.

Ecoute le bruit des blindés.
Ils ont piétiné
tes châteaux de sable

Ecoute le bruit des vagues.
Ils dévorent les corps
de ceux qui rêvent comme toi,
de planer sur les nuages.

Ecoute le vacarme du monde.

Tu comprendras
qu'à force de l'écouter,
tu risques de digérer
chaque mensonge.

OUI... tous les mensonges.




©Mohamed El jerroudi

30/05/2008

Rue de la limite.

Le 12 Août 2003,à 2 heures du matin je me promenais dans les rues de Liège,après avoir passé toute une journée égaré au milieu d'une immense foule qui célébrait le centenaire de l'écrivain Jorge Simenon. La nuit était douce. Le silence était mon seul compagnon .J'étais loin du centre ville.

Quand la fatigue commença à m'envelopper de son poids,j’ai décidé de rentrer chez moi pour me reposer un peu .J'étais tout près de l'appartement de mon fils Réda situé dans une rue male éclairées. Je voulais presser le pas quand soudain je trébuchai sur un corps allongé à même le sol. Une grande stupeur me coupa le souffle. J'ai tout de suite pensé à un assassina. Je me prêtai à prendre la fuite, quand la personne qui gisait par terre me tendit sa main et prononça des paroles incompréhensibles. Je repris vite mon courage et je m'approchai : elle était une femme. L'alcool qu'elle a bu l'empêchait de se relever.

- Madame faites un effort ne restez pas ici. Vous risquez d'être agressée! Lui dis-je. Elle me regarda et me dit tout en essayant de cacher son ivresse.
- T'es un arabe? .Elle m'as posé cette question sans doute , à cause de mon accent.
-Oui je suis arabe.
- moi aussi je suis marocaine d’origine, liégeoise de naissance .Et toi?
-Marocain. Elle me supplia de l'aider de rejoindre son appartement car elle a su que je suis le père de son voisin. Et qu'elle pouvait me faire confiance .Arrivé au 3ième étage, elle me donna la clé. Elle avait un salon en désordre .Il y avait des bouteilles de vin partout à tel point que je ne savais pas où mettre le pied. Je l'allongeai sur un fauteuil. Elle me désigna une chaise et me pria de rester un moment .Moi j'étais maladroit je ne savais quoi faire, quoi dire...De temps en temps je posai un regard sur un coin du salon, sur la dame. Elle saisit une bouteille de vin et remplit deux verres .J'avalai le mien d'un seul trait. Elle m'en donna un autre en souriant. Au quatrième verre j'ai senti une chaleur douce traverser mon corps. Sur le mur une photo d'un adolescent attira mon attention.

- C'est ton fils ? lui demandai-je.
-Oui mon fils et mon frère à la fois.
-Quoi?
-Oui je l'ai fait avec mon père.


A sa déclaration j'ai senti que le plafond allait s'écrouler sur ma tête. Je pris en hâte mon paquet de cigarettes et me dirigeai vers la sortie. C’était plus fort que moi. Je l'ai entendu pousser des cris. Elle pleurait si fort ... Je me suis engouffré dans l'appartement de mon fils, j'ai pris un somnifère. Je voulais oublier .Faire le vide .Je ne me rappelai plus à quel moment j'ai perdu conscience. Le lendemain un bruit ou des voix humaines, une cacophonie me réveilla en sursaut.
Je suis sorti pour voir de quoi il s’agissait. En face de moi la dame de la veille me sourit .De sa bouche coulait du sang à flot .Des infirmiers essayaient de la mettre sur un brancard. Elle les repoussa et descendis toute seule les escaliers jusqu'à l'ambulance. Avant d'y monter elle nous regarda. Elle me regarda et ouvra sa bouche. Elle avait la langue coupée à moitié.
Moi qui savait son histoire je comprends maintenant pourquoi elle s'est mutilée. C'est pour ne jamais parler de son fils qui est son frère. Elle a choisi le silence...

Un policier qui griffonnait sur un bout de papier, demanda le nom de la rue. -RUE DE LA LIMITE. Lui répondit un garçon qui ressemblait beaucoup à celui que j'ai vu la veille sur la photo...



©Mohamed El jerroudi

Ps : La rue est réelle , la dame aussi .Le texte n’est que fiction….Un texte que j'ai trouvé sur mon carnet de voyage...

20/05/2008

Chaque bouche a son mot à dire

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Là où les coeurs se rencontrent
les chuchotements de la nuit se taisent
seuls les regards lumineux habitent
le silence des étoiles

Ici un oeil récalcitrant refuse
d’accompagner le coucher du soleil

Là-bas un vent enragé
bouscule la peur du soir

Les portes de l’âme
s’ouvrent à toutes les bouches

Bouches avides de mystère
Bouche avides de lait maternel

Chaque bouche a son mot à dire

Les lèvres sont à bout de force
pour éteindre la soif de la terre

Soif

Qui se répand comme un feu
sur la poitrine d’un amant
disparu
au milieu de la nuit.



© Mohamed El jerroudi

05/05/2008

Les frontières sont idiotes.

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Photo: google.

Parfois il m'arrive de me demander:"Mais qui a inventé les frontières? "Ce n'est pas Dieu, m'a expliqué une personne qui a lu les livres de toutes les religions....
Il y a quelques jours, j'ai rencontré un poète .Je lui ai posé la même question. Il s'est gratté la tête, puis il s'est mis à réfléchir....Après un instant , il m'a bien regardé et m'a dit:"Les frontières? Moi,je connais pas. Et même si jamais elles existaient, elles seraient idiotes. Et supposons qu'elles existent réellement. C'est dans la tête des hommes qu'elles existent. Moi je suis poète. Et dans ma tête,il n'y a pas de frontières."
-Je peux te suivre poète? Lui dis-je.
-Pourquoi veux tu me suivre?
-Pour aller là où il me semble.
-Impossible! me répondit-il.
-Pourquoi?
- Parce que t'es pas poète toi.
Il a mis ses chaussures usées, s'est dirigé vers une barque, et s'est mis à ramer...sans me regarder , sans me saluer. Quant à moi, je suis resté cloué (comme un idiot) sur cette plage déserte tout en le regardant disparaître vers le large comme un songe. Oui … ! il a sans doute raison ce poète « Les frontières sont idiotes ».



© Mohamed El jerroudi

19:45 Publié dans poésie/arts | Tags : frontières, songe | Lien permanent | Commentaires (8)

25/04/2008

Homme noir au cœur blanc

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Aimé Césaire (1913-2008)



Homme noir
Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE

Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les mystères

Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire

Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière

Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du feu et la cendre
Au prix de ta sueur et du sang

Tu as su traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde

Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays

Natal.




© Mohamed El jerroudi



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16/04/2008

L'art marocain

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bijoux marocains


L'histoire des arts au Maroc pourrait schématiquement être classée en deux périodes distinctes à savoir la période de 1912-1956 et jusqu’à aujourdh’hui.

La première période étant celle de la naissance et des balbutiements de la pratique picturale en tant que telle. Cette période verra l’apparition des premiers peintres européens installés au Maroc sous protectorat français.

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Pouf en cuir orange
C'est "L'école coloniale" dont la caractéristique essentielle aura été l'initiation d'une peinture provinciale et exotique. Une école qui donne naissance à des artistes marocains autodidactes qui s’intéresseront à cette nouvelle forme d'expression plastique, la peinture de chevalet. C’est ce qui permettra l'émergence d'une première génération de peintres figuratifs naïfs, reproduisant, chacun selon la technique acquise auprès d'artistes européens, les scènes de la vie sociale marocaine, autrement dit, au-delà d’ une certaine forme "d'ethnologie picturale". Cette seule et unique tendance, qui a duré au-delà de l'indépendance du Maroc, a pour principaux représentants Mohamed ben Ali R'Bati, Abdelkrim Ouazzani, Moulay Ahmed Drissi et Ben Allal.
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peinture à l'huile

L'enseignement des arts plastiques au Maroc verra le jour en 1945, avec la création de l'Ecole des Beaux Arts de Tétouan - ville sous protectorat espagnol - et celle de Casablanca en 1950. Après l'indépendance et notamment dans les années 60, la pratique picturale marocaine connaîtra un nouvel élan, tant sur le plan de la vision artistique que celui de l'expression.

L'artiste-peintre, qu'il soit autodidacte ou armé d'une solide formation académique en France et en Espagne, s'investira d'un rôle majeur sur la scène culturelle, à savoir celui d'être à la fois l'incontournable relais d'opinion et le médium d'une culture nationale spécifique et ouverte. D'où l'émergence d'une entité plastique marocaine, multiple de par ses formes d'expression avec pour précurseurs Ahmed Cherkaoui et Jilali Gharbaoui, l'un travaillant sur le signe dans la culture populaire et l'autre sur l'abstraction.

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technique mixte

Concernant les galeries d'art, le besoin en est grand, puisqu'à côté de la Galerie Nationale Bab Rouah de Rabat et de la Salle Allal El Fassi, sise au siège du ministère de la Culture, d’autres salles d'exposition privées se multiplient çà et là avec une concentration essentiellement sur l'axe Rabat - Casablanca.



© Mohamed El jerroudi

12/04/2008

Thank you, président Bush

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Photo: google

Merci à vous, grand dirigeant.
Merci, George W. Bush.
Merci à vous pour votre insulte
Si mon nom que je porte
Vous donnait des insomnies

Merci pour les milliers d’enfants
Morts sous le poids de vos blindés
Merci aussi pour ces jeunes soldats
Que vous envoyez en Irak
Et qui meurent sans savoir pourquoi

Merci monsieur le président
De nous montrer l’axe du mal
Merci à vous d’avoir érigé un monument
Que vous avez nommé Guantanamo
L’histoire se souviendra bien de vous

Merci à vous Monsieur
De mentir à l’Europe
De mentir à l’ONU
De nous mentir
Et de mentir au monde entier

Oui monsieur le président George W. Bush
L’histoire se souviendra bien de vous..
Et vous avez bien écrit votre page d'histoire
Sur un blindé.


Thank you.





© Mohamed El jerroudi

Les crimes de guerre en droit international:Devant la gravité des infractions commises en cas de conflit armé, le droit international humanitaire a lui aussi institué un mécanisme de compétence universelle qui fait obligation aux États de prendre les mesures législatives nécessaires pour sanctionner les personnes responsables de graves violations, et de rechercher les personnes accusées d'avoir commis des infractions graves, de les déférer à leurs propres tribunaux, ou de les remettre pour jugement à un autre État.

29/03/2008

L'Odeur du blé

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Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...


Le son de la flûte agonise en silence
Le chant de la fille s'est tu
comme une pierre au regard mortel

Les montagnes conservent leur mutisme
écho d'une absence sans fin
Chaque soir un vent solitaire
vient carresser la cime d'un épi oublié.



Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...


Te souviens-tu de la terre
de l'Odeur du blé
ramassé par une jeune fille
au mains sculptées par le pain

Au visisage doré
comme un quartier de lune
qui guette l'aurore au milieur
d'une nuit d'été

Une jeune fille au yeux d'émeraude
couleur de la méditerrannée

Au joues dorées qui font mourir de jalousie
les pommiers de Damas.



© Mohamed El jerroudi



PS:En ce moment je suis en voyage .Je pense à vous et je vous dis :Je vous AIME ET MAIN SUR LE COUEUR...!!!

Mohamed

23/03/2008

Juste un mot pour dire un mot juste.

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Si le regard de ce Monsieur vous interpelle, alors dites comme lui:

Non!!! au Génocide culturel au Tibet!!!

14:20 Publié dans poésie/arts | Tags : Génocide, Tibet | Lien permanent | Commentaires (28)

08/03/2008

Barques fragiles.

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Mohamed Kacimi (1942-2003 )


Je me baigne dans vos poèmes.
Barques fragiles portez-moi loin
loin de moi-même portez loin mon départ

Ni le bruit de mes souliers blessés...
Ni le pied nu que j'étreins auprès de mon coeur
ne peuvent connaître l'heure de mes départs.


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J'escalade la montagne de vos désirs
J'entends le clapotement de vos rêves...
Ils remuent la pierre.

Vous êtes le pollen qui féconde mes veines
Je suis le vent qui hurle dans vos oreilles.

Seriez-vous sourds devant la fureur de votre sommeil ?

Le soleil n'attend jamais le réveil des somnambules.

Moi je suis un authentique insomniaque.
Je m'enivre toujours encore et toujours
devant le coucher d'un soleil.


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Moi j'aime le soleil
Il est l'incarnation de ma vie Et de l'autre vie La vôtre...
Même quand nous ne serons qu'une simple poignée
de poussière.

Que le ciel s'écroule sur ma tête.
Que la terre tremble sous mes pieds
si je ne suis pas le pauvre des pauvres
Oui!! Je ne possède rien Sauf la douceur de vos regards.

Barques fragiles Regardez loin Dans vos mains de sable.
Quels souvenirs avez-vous gardés de mon visage?

Je voudrais graver vos noms sur le côté gauche de ma poitrine
avec une étoile que je porte à mon cou

Dites-moi de quoi sera fait votre lendemain.
Je vous dirai tout sur le feu du passé
pour ne pas vous oublier.

Vous ...Oui vous ! Vous m'avez déjà oublié ?


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Barques fragiles
Que m'importe vos rivages ou la couleur de vos chemins....

Vous n'avez pas choisi ni de rester ou de partir
Quand le destin des jours a confondu votre acharnement
avec un rêve maudit

Moi aussi je n'ai pas choisi.
J'ai ramassé ma vie J'ai marché sur le feu
Et je suis parti !

Que m'importe le début du temps ou la fin du temps

Je m'accroche au démon ou l'ange que je fus ...
un adieu sincère me suffit ....

Et je n'ai que faire du paradis ou l'enfer
si ce monde qui était autrefois le mien
qui est maintenant le vôtre
a perdu son âme.


© Mohamed El jerroudi




Ce poème figure dans ©(L'opinion culture )du Venderedi 07 Mars 2008, en hommage au défunt artiste peintre et poète Mohamed Kacimi, un artiste marocain dont le patrimoine reste incertain.

22:55 Publié dans poésie/arts | Tags : barque, fragiles | Lien permanent | Commentaires (21)

24/02/2008

Ingrédients pour fabriquer un poème

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Toi Couscous
Aux sept légumes

Regarde moi
Je te regarde
Chaque Vendredi

ou le septième jour
ce sera donc un Vendredi

Tant que tu
refuses de ne pas cuire
Sept fois

Je ne te mangerai pas

Mille et une bouches
T'attendent

Moi
J'ai tout mon temps

Couscous
aux sept l'égumes

j'attends
Et avant de te manger
je tournerai ma langue
dans ma bouche

Sept fois

J'attends
l'arrivée des autres

Un couscous
Ne se mange jamais
au singulier

Chez moi
il se conjugue
sept fois

au pluriel.



©Mohamed El jerroudi


*Recette

1 kg de poème moyen

500g de jarret de boeuf

2 navets

3 belles carottes

3 courgettes

300 g de chou

4 pommes de terre

2 d'aubergines

250 g de potiron

4 tomates

2 oignons

1 cuillère à café de safran

1 cuillère à café de piment doux

1 bouquet de coriandre

200 g de beurre ramolli

Sel, poivre

21/02/2008

BEN CHEFFAJ Saad , ou les revers de l'indicible.

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© BEN CHEFFAJ Saad

BEN CHEFFAJ Saad est représentatif de divers aspects de la peinture marocaine. Actuellement, et depuis toujours, il est hanté par le désir de vaincre toute entrave, afin de construire un dialogue fructueux. BEN CHEFFAJ Saad n’est pas seulement un artiste peintre mais un intellectuel conscient de son rôle dans la société. Il a toujours combattu la laideur artistique, la bêtise humaine et la terreur de l’ignorance. Pour lui, l’artiste a des responsabilités à assumer et il est de son devoir de s’en acquitter. Aider à comprendre, interpeller, former, initier sont autant de tâches dont se serait investi un artiste. Chez le peintre, ces tâches sont une mission, et cette mission est une raison d’être.




BEN CHEFFAJ Saad ne se contente pas de contempler et de méditer mais il engage le dialogue avec lui-même et avec l’autre. Sa maîtrise d'une technique singulière et du pinceau le place dans la trempe des artistes qui ont marqué l’histoire de l’art. C’est exactement cet esprit pluriel de l’artiste qui est mis en exergue dans ses oeuvres. Il prône la différence et condamne l’indifférence meurtrière.


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Revers, envers, travers. Frontières, entre-deux, écarts. Autant de termes qui énoncent l'instabilité des postures et des représentations que Saâd Ben Cheffaj nous révèle. Dans son œuvre, le bas côtoie le haut, le masculin s'incorpore au féminin et inversement, dans un monde où l'envers se frotte à l'endroit, le religieux fréquente le sexuel.



Dans sa peinture, l'image et le jeu sur le matériau visuel occupent une place centrale. Chaque tableau montre comment le dispositif pictural est construit sur un modèle de surveillance qui questionne le statut du spectateur. Une oeuvre, axée sur une technique de la transgression et du mal, précise les traits d'une esthétique poly sexuée qui exhibe la circulation des identités sexuelles, sociales et
imaginaires, en truquant les images et en piégeant l'identification visuelle.



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Nul doute que cette œuvre inclassable, dérange car elle parle de l'humain, de la profusion des identités qui déstabilise les repères, de l'énergie pulsionnelle qui s'incarne dans un objet de désir qui peut être féminin, masculin ou relevant d'un troisième genre.


©Mohamed El jerroudi

16/02/2008

Poèmes Croisés

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La langue de ma mère


Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
Elle s'est laissée mourir de faim
On raconte qu'elle enlevait chaque matin
son foulard de tête
et frappait sept fois le sol
en maudissant le ciel et le Tyran
J'étais dans la caverne
là où le forçat lit dans les ombres
et peint sur les parois le bestiaire de l'avenir
Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
Elle m'a laissé un service à café chinois
dont les tasses se cassent une à une
sans que je les regrette tant elles sont laides
Mais je n'en aime que plus le café
Aujourd'hui, quand je suis seul
j'emprunte la voix de ma mère
ou plutôt c'est elle qui parle dans ma bouche
avec ses jurons, ses grossièretés et ses imprécations
le chapelet introuvable de ses diminutifs
toute l'espèce menacée de ses mots
Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
mais je suis le dernier homme
à parler encore sa langue



©Abdellatif Laâbi


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Ecrire un poème


Je sens que je rajeunis
je suis né une deuxième fois
obsédé par la mort
J’avais oublié
de célébrer la vie et la beauté

J’écris dans un pays
dont la langue a été mutilée
où l’on vit en deçà de la vie

je m’attache à décrire
la forme d’un nuage
ou d’un cyprès
la fleur d’un amandier

Ecrire un poème
c’est rendre les choses obscures
pour qu’elles donnent de la lumière

et je m’accroche à l’espoir fou
que la vie
l’histoire,
la justice
ont encore un sens...

J’ai choisi d’être malade de poésie
Une poésie fragile

Il suffit d’un rayon de soleil
Pour qu’elle renaisse


Oui, j’écris en état de joie
Où en état de mélancolie

Pas pour survivre
simplement pour vivre

Comme un poète
qui recommencerait de zéro .


© Mohamed El jerroudi

14/02/2008

Les enfants du hasard

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Oeuvre© Mahi Binbin.


Combien d'enfants
sont nés
par un jeu de hasard

Le solei est pour les uns
un chant brillant
pour d'autres
un morceau de pain
brûlant

Celui qui sait
reconnaître dans les yeux
d'un enfant affamé

le corps d'une femme
au sein desséché
n'osera jamais
regrader sa mère

dans les yeux.




© Mohamed El jerroudi

27/01/2008

Témoin Oculaire

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Mots…
Captifs de la peur
Qui meurent dans les ténèbres

Vous avez votre silence
Comme linceul

Les bouches cousues
Ne supportent plus
Vos pleurs

Les gorges sont aveugles

Silence…
Les témoins fuient
Dans tous les sens

Visages cendrés
Corps écorchés
Doigts mutilés

Un arbre déraciné
Montre un peu de sève

‘A son assassin

Mots …
Captifs de la peur
Le silence ouvre ses paupières

Il reconnaît bien
Le visage du coupable

Mots…
Aveuglés par la peur
Vous avez le silence

Comme témoin
Oculaire.




©Mohamed El jerroudi

20/01/2008

Encre Brûlante.

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J'irai
encore plus loin
à la tête
d'une armée de poètes
récupérer la parole
qu'on m'a refusée

Le jour

Où j'ai voulu chanter
l'innocence
de ceux qui ont osé
écrire
des mots à l'envers


Je ramasserai leur cendre
J'en ferai une Encre Brûlante
pour les arracher
aux doigts de l'oubli

Comme je suis pressé
j'abandonnerai les semelles
de mes chaussures

sur un quai

De peur de rater
le dernier bateau en partance
vers des lieux sans rivages

Où des montagnes d'Amour

m'attendent.



© Mohamed El jerroudi

12/01/2008

Désert ...

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Au delà
des chemins lointains
je reviens de loin
avec une parole talisman

Tel un livre ouvert
je parle de l'innommable

Tel un sourire lumineux
comme le duvet d'un moineau

Je pose ma main sur les visages
de ceux qui sont effrayés
par le silence du désert.



©Mohamed El jerroudi

01/01/2008

Sur les ailes du temps

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© Benazir Bhutto (Karatchi 1953- Assassinée à Rawalpindi le 27 Décembre 2007)



Il ne faut pas
Surtout pas pleurer Benazir Bhutto
Quand s’allument sur nos yeux
Ces étincelles chargées de poison
Qui nous feront exploser la tête.

Il ne faut pas
Surtout pas Benazir Bhutto
Que tu lises ton sang fluide
Sur un livre dont les pages
s'écrit toute une histoire absurde

Tu es comme le temps

Demain tu verras défiler
Des fleurs et des fleurs toutes blanches
Et je viendrai cueillir les pétales
De tes rêves et je m’en irai loin

Sur les ailes du temps

Il ne faut pas
Surtout pas Benazir Bhutto
Que tu me regardes dans les yeux
Tu y verras de ces vagues de larmes

Qui te porteront sur les chemins

de mes yeux.




© Mohamed El jerroudi








Les yeux des autres

19/12/2007

Plongée en arrière dans le temps...

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Oublier cette sueur
reposant sur mon front
et les chemins épuisés


Oublier ce que mes yeux
Ont ramassé comme larmes
Versées sur ceux

que je n'arrive pas
à oublier

Oublier mon nom
mon corps et chaque parole
dite le jour de ma naissance

Oublier mon présent
mon passé
mon futur

Et revenir des entrailles
de l'oubli

Et regarderai le ciel
comme si je le regardais

pour la première fois.






©Mohamed El jerroudi


Une année vient de s'éteindre.Une autre , vient de naître .Je souhaite à celles et ceux qui auront l'occasion de lire ma note ,tout le bonnheur du monde en 2008.



 
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