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29/11/2006

Corps aride

medium_jardin.jpg


Dans tes bras
j'écris l'intensité
de mon vécu

Sur mon corps
souffle la tempête

Je garde le sourire
et j'oublie le rire

Je brûle
les levres arides

Vivre le vide
et t'etreindre
juqu'à m'éteindre

J'écris sur ton corps
des mots en philigrane

De ma gorge
je t'offrirai une chanson
pour demain

Et dans mon coeur
je garderai un poème

pour toujours.



© Mohamed El jerroudi

27/11/2006

Mémoire d'eau

medium_femmecolomb.2.jpg


J'ai appris
dans les livres
de la science

Dans les livres
de la magie


Dans les livres
de l'histoire

Et les livres
écrits

Que toute chose
est venue de l'eau

C'est
de la même eau
que je suis venu
au monde

Et c'est ainsi
que mon corps

De mémoire
d'eau
n'est qu'une simple
gorgée d'eau

Que mon corps
n'est qu'un rêve
dilué dans une simple
gorgée

d'eau.



© Mohamed El jerroudi

22/11/2006

On achève bien les poètes

medium_visage.3.jpg



Quand j'ai demandé
des poèmes d'Aimé Césaire
on m'a mis en quarantaine

Autrefois on écoutait
les rêves des poètes

Maintenant le monde
et ses valeurs ont changé

Maintenant on crache
sur les poèmes des poètes

Maintenant on creuse
des tombes pour les poètes

Est ce un crime d'aimer
Aimé Césaire...?

Ces cons...! achèvent
bien les poètes...!

Mais que m'importe
la langue du caméléon

La solitude est ma demeur
et je m'enfiche du qu'on dira t-on

Toi mon maître Aimé Césaire
Tu m'as dit un jour:
"Il ne faut jamais donner
de la confiture

aux cochons...!"

Maître
Ange noir
au coeur blac
je suivrai à la lettre

tes leçons...!



Mohamed El jerroudi

© 2006

21/11/2006

Tatouage

La peur
a grandi avec nous

Tatouage
gravé sur nos visages

Tabou
qui a fermé toutes ses portes
à nos désirs

Cauchemar
qui nous réveille
au milieu de notre sommeil

Et nous continuons
à avoir peur...!



© Mohamed El jerroudi

09/11/2006

Les yeux des autres

Première prière
Les vagues blanches
innondent les yeux saignants
Une douleur rouge
traverse lentement les corps
comme un sang glacé

Terre
Premier mirage
Dernier voyage
Le visage du monde
se réveille tard
sous leregard des autres

Le soleil de l'Orient
Avale ses rayons
Avale sa peur
il attend
que le vent de l'Est
dépose sa rage

Dans le ventre du ciel
les nuages s'entredéchirent
Dans la tête des hommes
les rêves s'enretuent
Qunds le soir dépose ses armes

il n'y a ni vainqueur
ni vaincu

Les yeux des autres
nous regardent
Miroirs déroutants
où nos visages
se métamorphosent
Tombeaux
où nos corps se reposent

Et nos rides se déroulent
à l'infini

Enterrés
dans nos livres
Faudra-t-il nous relire
des milliers de fois
pour nous assurer
que nous sommes
bien en vie

Enterrés
dans notre langue
Serions-nous des fossiles
surpassés par le passé

Coincés
entre l'ombre et la lumière
Uu vent léger viendra
comme la brise du matin
nous réveiller

Voisins
de l'ombre et de la lumière
Chantez-moi votre sueur
pour que tous les mensonges
s'inclinent à vos pieds

Chantez-moi le sens de la vie
Chantez-moi le sens de la mort
Je suis assis juste
à côté de vos tombes...

Je vous écoutent.

Mohamed El jerroudi

L'opinion, Rabat
© 25 mars 2005

03/11/2006

Je ne fais que passer

Moi
je ne fais
que passer

Dois-je
decliner
mon identité
à chaque

coin
de rue

Alors
que je ne porte
de bagage
que moi
même...?

Et que m'importe
ce qu'il a dit
ce qu'elle a dit

Ou
ce qu'ils/elles
ont dit

OUI...!

Moi
je ne fais

que passer.



© Mohamed El jerroudi

02/11/2006

Les yeux ouverts

Jai épinglé
au milieu d'une pierre
un lambeau de ma vie

Depuis
je me nourris de délires

Ja garderai
les yeux ouverts
même après ma mort

Afin
de déchiffrer l'absolut
.


© Mohamed el jerroudi

01/11/2006

Les sanglos des ruines

Mes paupières grincent
comme des portes
sans serrures

Les sanglots des ruines
irriguent les veines
des souvenirs

Celui qui a traversé le miroir
n'en ai jamais revenu

L'éternel est un livre fermé
chargé d'une énigme
impossible à déchiffrer.



©Mohamed El jerroudi

30/10/2006

Face à face

Le ressac fatigué
de charrier le message
de absents,
s'effondre
en cours de route

Rien
ne pourra cacher
les rêves féroces

Quand le désir
frappe
aux portes du coeur

Rien
ne pourra effacer
les paroles du silence

Quand la mémoire
et l'oubli
se retrouvent

face à face.



© Mohamed El jerroudi

29/10/2006

mettre fin à mon blog

J'ai décidé de mettre fin à mon blog pour des raisons personnelles


Mohamed El jerroudi

28/10/2006

La mélodie du silence

La mélodie
du silence

viendra de loin
de la blancheur
du néant

faire parler
les muets

Iis diront
à haute voix
ce que les beaux
parleurs

n'osent
pas proncer

même
quand
la douleur
leur broie

le coeur.


© Mohamed El jerroudi

27/10/2006

La traversée

Ce soir
tu reviens
à ton lit
avec une larme
en poche

Et une boite
de somnifères

Pour apprivoiser
ces insomnies
qui dérangent
tes paupières

Jusqu'au fond
de ta mémoire

Ce soir
tu ne peux
oublier hélas...

tes amis

qui ont été
broyés
par
les machoires
du détroit
de GIBRALTAR...!


Mohamed El jerroudi

©L'opinion ,Décembre 2000

26/10/2006

Témoin oculaire

Mots...
Captifs de la peur
qui demeurent
dans les ténèbres
de la gorge

Vous avez le silence
comme linceul

Les bouches cousues
ne supportent plus les larmes
de vous yeux aveugles

Silence...
Les témoins fuient
dans tous les sens

Visages cendrés
Corps écorchés
Doigts mutilés

Un arbtre déraciné
montre un peu de sève
à son assassin

Mots...
Captifs de la peur
Le silence ouvre
ses paupières
et reconnaît bien
le visage du COUPABLE

Mots...
Aveuglés par la peur
Vous avez le silence

comme témoin oculaire.

Mohamed El jerroudi
© Avril 2004

25/10/2006

La chute des fruits mûrs

Je ne suis ni visionnaire
ni guérisseur
Les maux de l'époque
Se sont amoncelés
sous les yeux
des faiseurs de miracles

Chaque matin
ils nous annoncent
la fin du monde

Alors que les morts
la connaissent bien avant
le commencement du déluge

J'ai vu des hommes
piétiner leur dernier jour
après avoir danser
jusqu'à l'aube

Ils se sont eteints
comme des étoiles
éphémères

J'ai entendu leurs chutes
marteler le sol
comme des fruits mûrs

Je me demande
s'ils ont bien

vécu.



© Mohamed El jerroudi

23/10/2006

Musée des temps futurs

Dans un milliard
d'années-lumière
C'est-à-dire
demain

ou

tout à l'heure


QAND
les hommes
auront
un coeur
en plastique

Les enfants
iront
avec
leurs mamans
éprouvettes
admirer
les arbres

dans
un musée...!


Mohamed El jerroudi

Le silence décrit (page:26)
Editions :La croisée des chemins
Casablanca©1998

Lentement, tout doucement, à l'écart des modes, je parle de la vie et de la mort, simplement.

20/10/2006

Les yeux fermés

Chaque matin
je fais la sourde oreille
aux rides qui cognent
à ma poitrine

Je garde les yeux fermés
et je fais semblant d'ignorer
la marche des jours

Le miroir ne cesse
de s'interroger
sur le secret qui m'habite

Sur le secret des êtres
qui se dérobent à leur agonie
car en eux subsiste
l'acharnement et le débordement

de la fin.



© Mohamed El jerroudi

Lentement, tout doucement, à l'écart des modes, je parle de la vie et de la mort, simplement.

18/10/2006

Le soleil a été enterré par erreur

Les yeux
interrogent le ciel
Les nuages sont lourds
comme des statues
de pierre

Les jours coulent
charrient des promesses
périmées
Traînent dans leur mémoire
un immense tatouage
sur la peau du temps

Le soleil a été enterré
par erreur
à l'insu de la lumière

Pourtant la terre
n'appartient à personne

Que sont devenus ceux
qui l'ont labourée
j'usqu'aux entrailles

Ils ont perdu leurs mains
à force de l'étreindre
à la folie

La poussière et le brouiallard
ont beau cacher le soleil
il renaîtra un jour

quelque part.



Texte: Mohamed El jerroudi

16/10/2006

Dernier sourire

J'attends
depuis l'aube des temps
le retour de mon père

Il m'a appris
comment
m'enivrer de l'odeur
de ma terre natale

Ses chansons se balançaient
au grès du tonnerre

Avant son départ
il m'a offert
le reflet de son visage

pour ne pas perdre
le repère

de mes ancêtres.


© Mohamed El jerroudi

Hommage à mon père: (Photo prise ,2h avant sa mort).C'était un lundi , 03 Septembre 2006, à 22h07.

14/10/2006

Les pas du temps

J'ai laissé une plaie
grande-ouverte
derrière mon coeur

Je suis parti chercher
quelque part
dans l'immensité de l'univers

Une lumière
qui ne fait pas de différence
entre le désordre des distances

Une lumière abrégeant
les pas du temps
en un seul mot

Alors je tends l'oreille
pour écouter
la solitiude
qui habite ce monde

en perte de vitesse.



©Mohamed El jerroudi

"L'étude du beau est un duel,où l'artiste crit de frayeur, avant d'être vaincu." ( Charles Beaudelaire )

13/10/2006

Les raisins du silence

Je ne suis pas muet
pour que l'on prenne
la parole à ma place

Mon cri
est assez fort
pour déchirer
le ventre du silence

Je partirai très loin
Je laisserai derrière moi

un nom

Qui fond dans la bouche
comme une grappe de raisin

J'irai de l'avant
et renaîtrai à l'ombre

d'un rêve éternel.

© Mohamed El jerroudi

"J'ai pétri de la boue, et j'en ai fait de l'or" (Charles Beaudelaire)

12/10/2006

Les insomniaques

Voyageur qui n'existe
Qu'à travers les paroles
des autres

Comment faire le deuil
de ces ville blanches
qui disparaissent
avant la tombée de la nuit

Au moment
où les les insomniaques
se préparent à feuilleter
leur mémoire.



©Mohamed El jerroudi

10/10/2006

La balance du destin

Quoi qu'en pense
de mes délires
Je refuse que ma vie
soit échangée
contre les aiguilles
d'une montre

La balance du destin
ne va pas par quatre chemins
Les égarés ont tort
de pleurer leur sort

C'est du détroit de Gibraltar
jusqu'aux limites du Bosphore
que la Méditerranée m'a appris
la modestie des grands

voyageurs.




© Mohamed El jerroudi

"La vie est un hôpital,où les malades sont obsédés par le désir de changer de lit."
(Charles Beaudelaire)

09/10/2006

Le passé immobile

Ce matin,...

comme je suis pressé
j'abandennerai
les semelles
de mes chaussures
sur un quai
de peur de rater
le dernier bateau
en partance vers
des lieux sans rivages

Là où des montagnes
d'amour m'attendent...

Une fois au large,...
j'agiterai mon passé
comme une écharpe
que je balancerai
par dessus bord...!

Et je me tiendrai
immobile devant un nuage

tout nu...!



© Mohamed El jerroudi

07/10/2006

La sueur du temps

Quand la mémoire
se déshabille
pour montrer du doigt
les lieux
où l'eau et le feu
se rencontrent

Le pain répand
son parfum
et raconte
la sueur du temps

Sueur blanche
comme le lait
Qui ne saurait
se transformer
en un caillot

de haine...!

Sueur noire
comme le musc
qui ne saurait
se transformer
en un jardin

de ténèbres...!



© Mohamed El jerroudi

06/10/2006

Ce pays qui est le mien

Quelque soit
la couleur de ma peau
J'appartiens à un pays
qui est le mien
qui surpasse l'infini
où les Océans se prosternent
devant la lumière divine
face au coucher du soleil

Ma parole nue n'a que faire
d'un chemin à sens unique
Elle se souvient bien de l'exode

Alle fera le tour de la terre
pour me rapporter un baiser chaud
de chaque CONTINENT...!




© Mohamed El jerroud

 
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