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23/11/2010

Tahar Ben Jelloun

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Badr cherche dans ces carnets. Sur une page, il trouve le nom de Tahar Ben Jelloune connu dans le monde entier .Lui qui  a eu l’occasion de le croiser à de nombreuses fois  au salon du livre à Tanger .Badr amoureux de cet immense auteur, a décidé de lui consacrer un article qu’il  a manqué de publier sur un journal marocain.  Il décide alors de lire ce qu’il a écrit sur cet auteur dont il a lu tous les romans et ses recueils de poésie.

Tahar Ben Jelloun, voit  Tanger  se dérouler devant lui. Il  ressent  beaucoup d’émotions à travers un suspense où chaque ruelle  réserve une surprise. Il imagine bien les personnages. Il s’y est  fort attaché. Il a de la compassion pour les clandestins .Il est  révolté  par l’injustice  qu’on leur inflige. Des emprisonnements arbitraires. , Apres, en s’en débarrasse à la frontière algérienne  La vie de ces africains  venus  de loin, est très bien racontée dans sa vie quotidienne de Tanger.

L’écriture pour lui, relève d’une démarche intérieure qui appelle  toujours la facilité des échanges. Sur l’estrade des confidences, l’auteur se trouve souvent seul face à son public. Parce que l’évidence est là: si l’auteur apprivoise les mots au point de les coucher au fil des pages ; il n’en est pas toujours de même quand les mots se confrontent au public. Une autre sensibilité peut alors parfois intervenir.
Il navigue et nous invite à naviguer aux côtés de son monde, sur le courant des phrases. Il est de la tradition de l’écrit, mais de celle de l’oral aussi. Avec douceur, humour, intelligence, il brosse le portrait des gens. Le  narrateur qu’il est, .Thar Ben Jelloun  construit des ponts entre l’un et l’autre. Il installe l’histoire sur les parois de toutes les curiosités. Sans brusquer ni ménager. Il bouscule les réticences, les réserves, la pudeur. Il gagne la confiance. Il investit les rives de l’imaginaire, et guide le public dans les méandres de la création, dans les recoins de l’œuvre. Il invite  son lecteur  à l’accompagner, dans ses  voyages,

Réécrire  l’histoire  de Tanger issue d’une  poésie vocale : le pari est de taille. Et Tahar  le relève avec brio. En montrant comment l’évolution des pratiques vocales est indissociable des changements sociaux, politiques, économiques et identitaires de leur lieu d’émergence. Dont  il retrace  les grandes lignes.et décrit avec une poésie profonde  les parfums et  les saveurs de son pays. Lui qui aime répéter souvent que le français est « Sa langue d écriture », Badr pense que Tahar Ben Jelloun,  a bien sûr  raison.de le dire.

 

© Mohamed El jerroudi

 

 

 

19/11/2010

‘A ma mère

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Je sens déjà mes narines dilatées. Savourant l'acre odeur de la cendre. Et du baroud du cavalier que fut mon père. Je raidis déjà mon corps prêt à la bataille. Avant de parfumer mon corps à l’eau sacrée .Serais-je cet enfant qui a hérité des songes ancestrales ..?. Et de ceux qui ont détruit les temples .Des empires où l’amour est Empereur. Où l’esclave brise ses maudites chaines ...! Et qui s’en va pour renaître quelque part.

 

Et je danserai avec de nouvelles vibrations. Et de nouveaux poèmes colorés d’espoirs. J’entends du haut des montagnes Rifaines. Le hurlement bestial d’un cri  triomphant d’une vie qui se moque de tous les désastres. Quand un hurlement me dit quelque chose .Quelque chose qui ne meurt jamais.

Ce cri  me dit de toi : Toi femme rifaine aux yeux meurtriers. Toi qui as inventé ce sourire magique. Toi qui as enfanté  sous un figuier un  enfant  beau comme un voyage. Un voyage qui ne meurt jamais.

Toi femme qui m'as vu naître. Toi qui as entendu mon premier sanglot. J'ai souvenance de ta souffrance. Elle me colle encore à la peau comme l'unique parfum de tes cheveux. Je te jure par le sein que tu m'as donné. Que je porterai ta douleur sur mon front. Sur les chemins qui nous ont séparés. Je porterai ton sourire tout haut comme une boussole. Puisque tout a changé puisque rien n'est plus comme avant. Toi qui as fermé les yeux  Pour la dernière fois. Cela c’est passé  à mon insu un matin. J’aurais aimé être présent. ‘A tes côtés.  Trop tard.  

 

©Mohamed El jerroudi

16/11/2010

Edmond Amran El Maleh .

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Ses écrits sont tous imprégnés d'une mémoire juive et arabe qui célèbre la symbiose culturelle d'un Maroc arabe, berbère et juif. Il nous a quitté le lundi, 15-11- 2010, à l’âge de 93 ans.

Son cercueil enveloppé du drapeau national  a été porté de la place Bab Dooukkala jusqu'au cimetière juif d'Essaouira par Andre Azoulay et les artistes Hassan Bourkia, André El baz ...

Plusieurs personnalités se sont succédés au tour de sa tombe et ont prononcé des discours en hommage à la mémoire du défunt.

Natif de Safi en 1917 d'une famille juive marocaine, Edmond Amran El Maleh a enseigné la philosophie et exercé le métier de journaliste à Paris. A partir de 1980, il se met à écrire une série de romans et un recueil de nouvelles.

Parmi ses nombreuses Œuvres figurent "Parcours immobile" (1980), "Ailen ou la nuit du récit" (1983), "Mille ans, un jour" (1986), "Jean Genet, Le Captif amoureux et autres essais" (1988), "une femme, une mère" (2004), ou encore son dernier ouvrage "Lettres à moi même" .

En 1996, il se voit décerner le Grand Prix du Maroc pour l'ensemble de son Œuvre.

Adieu Edmon. !

 

©Mohamed El jerroudi

14/11/2010

Le mur des fainéants.

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Dans son roman « Le pain nu »,Choukri, lui, revisite la période du statut international de Tanger . Il rétablit, dans leur contexte, des vérités occultes. M. Choukri rend compte des fausses splendeurs de cette époque. Il rappelle à notre mémoire sélective "la misère, la faim, les bordels sordides, le viol et l'exclusion". Autant de "privilèges" octroyés aux résidents de première catégorie d'une ville sous tutelle étrangère.

C'est donc cette description cruelle qui a fait la force de ce roman autobiographique où la diction renverse la fiction. Un roman dont le texte n'existait toujours pas en arabe quand la traduction française, signée Tahar Ben Jelloun, a été éditée en 1981. Il ne s'est pas trouvé un seul éditeur qui ait le courage et l'audace de publier ce livre où la vérité d'un vécu est subversive et révolutionnaire. La censure est déjà installée dans les mentalités, écrivait Ben Jelloun. Paul Bowles l'avait, en revanche, adapté en anglais dès 1973.

Atlas Bar .C’est dans ce lieu que Badr, rencontre son ami Mohamed Choukri . L’enfant terrible de Tanger. Badr lui dit :-pourquoi on s’acharne sur ton livre. ? Choukri écrase son mégot et lui répond : C’est parce que j’ai écrit « Le pain nu ». ? Trop tard. Je n’ai pas choisi ma vie. Pour moi, la littérature n’est pas une promenade, mais une protestation.

Mohamed Choukri , écrit comme il marche .Et quand il parle, il ne tient pas sa langue dans sa poche. Il est  traduit  dans une quarantaine de langues .Victor Hugo a écrit les  Les misérables. Lui,  a écrit Dans son roman « Le pain. Le pain nu. Difficile de comparer les deux auteurs. Choukri   n’a jamais  herché la gloire. ‘A Tanger, un artiste ou un écrivain s’enfichent  de la gloire. Sortons, j’étouffe dit il à Badr.

Ils font le grand boulevard. Mur des fainéants. Un endroit très fréquenté  à Tanger. Badr et Choukri,  s’y arrêtent souvent  .Pour admirer le port. Badr interroge son  ami.

-je ne sais pas pourquoi on dit « Mur des fainéants!?

Ce dernier lui répond .Cet endroit est un refuge pour les vagabonds, les désœuvrés. Ils viennent ici pour regarder la mer .Fumer un joint en cachette .Draguer .Et rêver de quitter un jour Tanger. Les femmes au foyer ont leur coin pour bavarder. ‘Au mur des fainéants, le temps n’existe pas .Personne ne pense à lui.Badr regarde sa montre .Il se rappelle que Khadija l’attend .Il salue son ami et s’en va. Trop  pressé. Il veut  revoir sa petite amie.

 

© Mohamed El Jerroudi

 

 

11/11/2010

Tanger...!

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Tanger, ce matin le soleil brille sur le détroit de Gibraltar. Ce détroit où se croisent deux continents. Badr, cet homme qui n’a pas d’âge regarde la mer par sa fenêtre. L’Espagne, n’est pas loin. Badr est à vol d’oiseau de l’Europe. Il referme sa fenêtre et se dirige vers sa valise. Il commence par poser le doigt dessus. Il se surprend entrain de rêver .Un nouveau rêve ou un autre départ, viennent de naître. 

Badr prend la valise. Essaie de l’ouvrir, mais s’aperçoit que ses mains tremblent. Il la dépose et commence à réfléchir. ’A  chaque  fois quand il touche cette valise, ses mains le lâchent. Cela lui arrive fréquemment quand il se prépare pour un voyage. Il finit par croire que la valise est hantée. Ou qu’il est  victime d’un mauvais sort. Badr se relève, ferme la porte et sort pour errer dans les rues de Tanger. Ii veut oublier cette maudite valise.

Demain, nous serons heureux peut-être ! Cette phrase n’est pas étrange à Badr. C’est son ami d’enfance Robio qui la lui répète souvent quand ils se séparent après avoir passé toute la nuit avec leurs petites amies Nouzha et Khadija.  Badr décide de chercher son ami qu’il  a perdu de vue .Il sait où le trouver.  Café de Paris en face du Consulat de France et la galerie d’art, Delacroix. Cette galerie mythique qui a exposé des artistes des quatre coins du monde.

Le café de Paris à, Tanger est connu par les  auteurs célèbres qui l’ont fréquenté. Paul Bowles, Jean Genet, Mohamed Choukri, Tahar Ben Jelloun et bien d’autres…Badr, les a tous côtoyés. Ils les a tous lus. Robio son ami est assis à une table habituelle.  Badr s’approche de lui et lui dit tout bas. --Demain nous serons heureux peut-être ! Robio , affiche un beau sourire .Il est content de revoir son ami.

Robio , lui seul connaît les lieux mystérieux de Tanger. Quand la nuit tombe, il entend les véritables chants de sa ville .Loin des mensonges dorés. Lui seul mesure la porté des mots de ceux qui l’ont traversée. Quand robio commence à chanter, Badr l’écoute . Il aime la voix de son ami. Il aime le voir chanter. Quand robio finit sa chanson, Badr lui dit : --J’adore ta façon de vivre .il y en a qui prennent jamais de bon temps ! Ils bossent, bouffent et crèvent !--Une autre chanson mon ami. Sans hésiter, Robio entame une autre .Celle de Houssin Slaoui .Y Tanja Y lalya …..Alyaaaa….

Robio chuchote dans l’oreille de Badr. --Douce nuit à toi mon ami. Demain, nous seront heureux peut-être ! Ils se séparent. Il est minuit à Tanger. Les lumières de la ville montent vers le ciel et tombent dans la mer. Il est temps .Les barques se réveillent comme des fantômes.

La nuit, Tanger change de visage .C’est une autre vie .Celle d’autres visages qui n’apparaissent que dans les ténèbres. Les ivrognes,  les mafieux, les clandestins, les passeurs, les escrocs…. La  nuit, Tanger est une femme qui se maquille .Se fait belle. Pour vendre son corps  aux clients qui désirent assouvir la fureur de leurs fantasmes.  Loin des regards. La nuit à Tanger, il n y a pas de frontière  entre Dieu et le diable. Oui, tout est permis .Tout s’achète et se vend.’ A l’insu du jour. !

 

©Mohamed El jerroudi

 

 

 

 

 

08/11/2010

partir est ma demeure.

  Voici ma demeure

Où j'ai appris à rêver

Avant d'apprendre à marcher

C'est ici que j'ai appris

A vivre avec la mort et la vie

 

Je porte en moi

Une mémoire blessée

Et jamais je n'ai marché

Sur le trottoir de mon histoire

Ou me dérober de la vie ou la folie

 

 Quand je me réveille

Je hurle  à la mort

Aux cimes des montagnes

A l'existence de l'homme

Et la lourdeur du fugace

 

Partir est ma demeure

Et ma demeure

N'est qu'un au revoir

 

Les lieux sont mon départ

Je parcours ma mémoire

Et je m'abîme loin

De moi-même

 

Plus loin que loin

Ainsi est le chemin

De mon voyage

 

Et rien ne m'arrive

Sinon l'heure d'un nouveau

Voyage.

 

©Mohamed El jerroudi

 

 

                             

 

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