14.01.2009
Les mains de l’insaisissable.

©Farid Belkahia.
Le hurlement de la soif
Fait vibrer le visage du désert
Paroles de sable
Vents de l’errance
Des pierres millénaires
Interpellent les portes du ciel
Eau chemin de la vie
Les mains de l’insaisissable
Déchirent la peau du silence
Quand le corps craquelle
Sous les yeux de l’indifférence
Les oiseaux ont déserté le ciel
Qui respire un feu
Venu hors du temps
Et les arbres fruitiers
Refusent d’abandonner
Leurs feuilles mortes
Sur un sol embrasé
L’adieu est un couteau
Son cri a déchiré sa langue
Le regard a fermé ses yeux de pierres
Comme de vieilles portes broyées
Par les mâchoires des serrures
Le sanglot des ruines
Irriguent la poussière des souvenirs
Sur des pages écrites
Avec une encre sourde
Qui s’endort dans le secret des mots
Et le cœur dévoile toute sa lumière
Sur le chemin du passé
Le visage creusé
Par les traces des désirs
Engouffre ses soupirs
Dans un corps enflammé
Pour arracher au soir les lueurs de l’aube
Saisir l’ombre des mots
Gravés sur des lèvres lumineuses
L’odeur de l’argile rappelle au cœur
Le moment de faire sa prière
L’éternel est un livre fermé
Chargé d’une énigme
Impossible à déchiffrer
Mémoire
De ceux qui sont partis
Oubliant le chemin du retour..!.
©Mohamed El jerroudi
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