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25.04.2008
Homme noir au cœur blanc

Aimé Césaire (1913-2008)
Homme noir
Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE
Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les mystères
Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire
Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière
Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du feu et la cendre
Au prix de ta sueur et du sang
Tu as su traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde
Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays
Natal.
© Mohamed El jerroudi

20:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
16.04.2008
L'art marocain

bijoux marocains
L'histoire des arts au Maroc pourrait schématiquement être classée en deux périodes distinctes à savoir la période de 1912-1956 et jusqu’à aujourdh’hui.
La première période étant celle de la naissance et des balbutiements de la pratique picturale en tant que telle. Cette période verra l’apparition des premiers peintres européens installés au Maroc sous protectorat français.

Pouf en cuir orange
C'est "L'école coloniale" dont la caractéristique essentielle aura été l'initiation d'une peinture provinciale et exotique. Une école qui donne naissance à des artistes marocains autodidactes qui s’intéresseront à cette nouvelle forme d'expression plastique, la peinture de chevalet. C’est ce qui permettra l'émergence d'une première génération de peintres figuratifs naïfs, reproduisant, chacun selon la technique acquise auprès d'artistes européens, les scènes de la vie sociale marocaine, autrement dit, au-delà d’ une certaine forme "d'ethnologie picturale". Cette seule et unique tendance, qui a duré au-delà de l'indépendance du Maroc, a pour principaux représentants Mohamed ben Ali R'Bati, Abdelkrim Ouazzani, Moulay Ahmed Drissi et Ben Allal.

peinture à l'huile
L'enseignement des arts plastiques au Maroc verra le jour en 1945, avec la création de l'Ecole des Beaux Arts de Tétouan - ville sous protectorat espagnol - et celle de Casablanca en 1950. Après l'indépendance et notamment dans les années 60, la pratique picturale marocaine connaîtra un nouvel élan, tant sur le plan de la vision artistique que celui de l'expression.
L'artiste-peintre, qu'il soit autodidacte ou armé d'une solide formation académique en France et en Espagne, s'investira d'un rôle majeur sur la scène culturelle, à savoir celui d'être à la fois l'incontournable relais d'opinion et le médium d'une culture nationale spécifique et ouverte. D'où l'émergence d'une entité plastique marocaine, multiple de par ses formes d'expression avec pour précurseurs Ahmed Cherkaoui et Jilali Gharbaoui, l'un travaillant sur le signe dans la culture populaire et l'autre sur l'abstraction.

technique mixte
Concernant les galeries d'art, le besoin en est grand, puisqu'à côté de la Galerie Nationale Bab Rouah de Rabat et de la Salle Allal El Fassi, sise au siège du ministère de la Culture, d’autres salles d'exposition privées se multiplient çà et là avec une concentration essentiellement sur l'axe Rabat - Casablanca.
© Mohamed El jerroudi
21:50 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.04.2008
Thank you, président Bush

Photo: google
Merci à vous, grand dirigeant.
Merci, George W. Bush.
Merci à vous pour votre insulte
Si mon nom que je porte
Vous donnait des insomnies
Merci pour les milliers d’enfants
Morts sous le poids de vos blindés
Merci aussi pour ces jeunes soldats
Que vous envoyez en Irak
Et qui meurent sans savoir pourquoi
Merci monsieur le président
De nous montrer l’axe du mal
Merci à vous d’avoir érigé un monument
Que vous avez nommé Guantanamo
L’histoire se souviendra bien de vous
Merci à vous Monsieur
De mentir à l’Europe
De mentir à l’ONU
De nous mentir
Et de mentir au monde entier
Oui monsieur le président George W. Bush
L’histoire se souviendra bien de vous..
Et vous avez bien écrit votre page d'histoire
Sur un blindé.
Thank you.
© Mohamed El jerroudi
Les crimes de guerre en droit international:Devant la gravité des infractions commises en cas de conflit armé, le droit international humanitaire a lui aussi institué un mécanisme de compétence universelle qui fait obligation aux États de prendre les mesures législatives nécessaires pour sanctionner les personnes responsables de graves violations, et de rechercher les personnes accusées d'avoir commis des infractions graves, de les déférer à leurs propres tribunaux, ou de les remettre pour jugement à un autre État.
01:25 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
