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27.01.2008
Témoin Oculaire
Mots…
Captifs de la peur
Qui meurent dans les ténèbres
Vous avez votre silence
Comme linceul
Les bouches cousues
Ne supportent plus
Vos pleurs
Les gorges sont aveugles
Silence…
Les témoins fuient
Dans tous les sens
Visages cendrés
Corps écorchés
Doigts mutilés
Un arbre déraciné
Montre un peu de sève
‘A son assassin
Mots …
Captifs de la peur
Le silence ouvre ses paupières
Il reconnaît bien
Le visage du coupable
Mots…
Aveuglés par la peur
Vous avez le silence
Comme témoin
Oculaire.
©Mohamed El jerroudi
22:35 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
20.01.2008
Encre Brûlante.
J'irai
encore plus loin
à la tête
d'une armée de poètes
récupérer la parole
qu'on m'a refusée
Le jour
Où j'ai voulu chanter
l'innocence
de ceux qui ont osé
écrire
des mots à l'envers
Je ramasserai leur cendre
J'en ferai une Encre Brûlante
pour les arracher
aux doigts de l'oubli
Comme je suis pressé
j'abandonnerai les semelles
de mes chaussures
sur un quai
De peur de rater
le dernier bateau en partance
vers des lieux sans rivages
Où des montagnes d'Amour
m'attendent.
© Mohamed El jerroudi
20:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.01.2008
Désert ...

Au delà
des chemins lointains
je reviens de loin
avec une parole talisman
Tel un livre ouvert
je parle de l'innommable
Tel un sourire lumineux
comme le duvet d'un moineau
Je pose ma main sur les visages
de ceux qui sont effrayés
par le silence du désert.
©Mohamed El jerroudi
20:15 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
01.01.2008
Sur les ailes du temps

© Benazir Bhutto (Karatchi 1953- Assassinée à Rawalpindi le 27 Décembre 2007)
Il ne faut pas
Surtout pas pleurer Benazir Bhutto
Quand s’allument sur nos yeux
Ces étincelles chargées de poison
Qui nous feront exploser la tête.
Il ne faut pas
Surtout pas Benazir Bhutto
Que tu lises ton sang fluide
Sur un livre dont les pages
s'écrit toute une histoire absurde
Tu es comme le temps
Demain tu verras défiler
Des fleurs et des fleurs toutes blanches
Et je viendrai cueillir les pétales
De tes rêves et je m’en irai loin
Sur les ailes du temps
Il ne faut pas
Surtout pas Benazir Bhutto
Que tu me regardes dans les yeux
Tu y verras de ces vagues de larmes
Qui te porteront sur les chemins
de mes yeux.
© Mohamed El jerroudi
Les yeux des autres
19:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
