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27.01.2008
Témoin Oculaire
Mots…
Captifs de la peur
Qui meurent dans les ténèbres
Vous avez votre silence
Comme linceul
Les bouches cousues
Ne supportent plus
Vos pleurs
Les gorges sont aveugles
Silence…
Les témoins fuient
Dans tous les sens
Visages cendrés
Corps écorchés
Doigts mutilés
Un arbre déraciné
Montre un peu de sève
‘A son assassin
Mots …
Captifs de la peur
Le silence ouvre ses paupières
Il reconnaît bien
Le visage du coupable
Mots…
Aveuglés par la peur
Vous avez le silence
Comme témoin
Oculaire.
©Mohamed El jerroudi
22:35 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Commentaires
Qu'au fond de mon coeur ne se trouve pas de mots pour exprimer mon admiration en lisant les tiens...
Bien à toi et bon à dimanche, Marie.
© La Poétaniste
Ecrit par : La Poétaniste | 27.01.2008
Tu traites de ce qui est grave avec tellement de talent, aussi bien le poème que le dessin.
Magnifique, c'est vrai TU es magnifique ! et tu donnes envie de te serrer fort fort fort dans les bras, à t'étouffer ... ce qui serait criminel.
Alors, juste un souffle d'amour pour toi.
Ecrit par : monique | 27.01.2008
Mots qui habillent notre coeur sublimant la poèsie quand vous vous évadez du monde intérieur dans le silence d'une pensée.... bien à toi...
Ecrit par : souvienstoi | 27.01.2008
أليس داءا أن تتقن الكلمات
أن تعصر منها ما لم يرُمْه واضعوها؟
ثم سؤال آخر كالسهم التائهة: هل الفرنسية لغة قلبك؟
Ecrit par : Réda | 28.01.2008
Crois-moi mon intention n'était nullement de faire le procés des identités, c'était une question spontanée ayant pour but seulement de connaitre ta vrai langue ou langage. Que c'est beau de pouvoir dire de la poésie dans toutes les langues du monde...j'imagine l'effet d'un beau poème en viet sur une ame viet...mais l'art est long le temps est court comme on dit, et le coeur d'habitude ne choisit qu'une seule et unique langue...
"ما جعل الله لرجل من قلبين في جوفه
Encore une fois quelle est la langue de ton coeur? :-)
mes sincères amitiés.
Ecrit par : Réda-ction | 28.01.2008
quelle force dans ces mots!!
et le croquis est juste ce qu'il fallait comme illustration, bravo
Ecrit par : cocole | 29.01.2008
Flap ... l'oiseau se pose ...
à chacun de mes pas_sages je suis ravi .... quel plaisir de vous lire !!!! et qu'ils sont beux ces croquis !!!
Merci
busard
Ecrit par : busard | 31.01.2008
je dirai que la vie nous emmene quelquefois les sentiments profonds que seul celui qui les vit les comprend aolrs pour toi juste un quatrain
De l'amour à la haine
Même si mon coeur saigne
Qui comprendra la force de mes peines
Et le rouge de mes veines
bien à toi mon ami amitiés phil
Ecrit par : le baladin | 31.01.2008
Le regard du vivant et le regard du mort.
Dans le silence on élève la muraille,
Qui donne la joie à la peur et la fête à la haine,
L'une s'enclave, tandis que l'autre s'élève,
Comme une rumeur,
Habite,
Le regard du vivant comme celui du mort.
Avant le fruit, il n'y avait ni bien, ni mal,
Il n'y avait pas d'habits,
Pour vêtir du voile ce que l'oeil voit,
Et l'oeil poursuivait jusque dans la tombe,
La main fratricide qui perforait le coeur.
Les mots se figent comme le sang sèche,
L'âme se flétrit,
La bouche purpurine,
Se vide, comme la rue,
Les paupières se ferment,
Il n'y a plus que des absents.
Les yeux vides et caverneux,
Des vivants et des morts,
Sont derrière la citadelle,
Captivés par la peur.
© Claude Chatron-Colliet
Main sur le coeur Mohamed
Ecrit par : Claude | 03.02.2008
Merci Mohamed d'avoir rectifié mon URL. Il est vrai que lors de mes premiers commentaires j'avais fait une erreur dans sa saisie...
C'est toujours un plaisir d'aller consulter tes notes car c'est toujours aussi fascinant et je regrette de ne pas être un bon écrivain et encore moins dessinateur... L'esquisse est superbe.
Continue à nous combler.
Avec toutes mes amitiés.
Michel
Ecrit par : Michel | 05.02.2008
