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25.06.2007
Visage

A qui
appartient
ce visage
cendré
écorché
Enterré
vivant
de l'autre
côté
du
miroir
Ses cris
se heurtent
à des portes
et fenêtres
CLOSES...
comme
des bouches
cousues
Ce visage
oui...!
Ce visage
serait-il
le mien...?
© Mohamed El jerroudi
22:40 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : visage, miroir, cendré
18.06.2007
Fleuve de miel

De la bouche
de mes ancêtres
le blé
n'a jamais manqué
de parole à sa terre
Le pollen
n'a jamais déserté
les pétales de sa rose
L'olivier
n'a jamais oublié
l'ombre de son ombre
C'était à l'aube
des temps révolus
C'était à l'aube
des temps futurs
Quand j'étais
une goutte transparante
dans le ventre de ma mère
La sueur des fronts
coulait dans la mémoire
comme un fleuve de miel
©Mohamed El jerroudi
23:05 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
13.06.2007
Rêves au dessus d'un nid d'oiseaux

Rêver
c'est séduire les ténèbres
L'ombre déchire les arbres
et les oiseaux ne retrouvent
plus leurs nids
La nuit leur refuse
de survoler les dunes
qui leur cachent
le visage de la lune
Pour se détendre
les oiseaux survolent
la surface de l'eau
Ils regardent les nuages
jouer aux bords des rêves
qui s'évaporent
derriere les horizons
La mer ouvre ses portes
aux barques qui voyagent
vers des rivages étoilés
Les vagues et les rochers
s'embrassent
comme de vieux
amis.
© Mohamed El jerroudi
19:30 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
10.06.2007
ASTRE

Toi l’enfant
que je suis
Sans ta présence
jamais
je ne serai capable
de lire
la couleur du matin
Tu es né
dans mes yeux
entre deux vagues
chaotiques
comme un astre
flamboyant
Livre ouvert
Livre fermé
Tu m’as donné
le regret
de ne t’avoir
pas lu
jusqu’à
la dernière
page.
© Mohamed El jerroudi
22:40 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
04.06.2007
Les yeux fermés

(1942-2003)
Chaque matin
je fais la sourde oreille
aux rides qui cognent
à ma poitrine
Je garde les yeux fermés
et je fais semblant d'ignorer
la marche des jours
Le miroir ne cesse
de s'interroger
sur le secret qui m'habite
Sur le secret des êtres
qui se dérobent à leur agonie
car en eux subsiste
l'acharnement et le débordement
de la fin.
© Mohamed El jerroudi
20:20 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
