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22.03.2007
Voix intérieure

au livre écrit
dans toutes les langues
de la terre
Lui
seul chemin de l'errance
remontant le temps
jusqu'au premier mot
prononcé par la vie
Témoin du geste qui a semé
la graine de la voix intérieure
Voix murmurant son refrain
au souffle des grands mythes
la sagesse du silence éternel
Voix qui traverse l'âme
comme un frisson d'une prière
et interroge les hommes
du fond de leur mémoire
Hommes des contrées lointaines
Avez-vous vaincu la peur ?
Avez-vous lu la couleur
de votre peau ?
Avant de traverser les frontières,
Ouvrez bien vos yeux !
Car il y a derrière chacun
de vos pas
L'ombre
D'un corps
En poussière.
©Mohamed El jerroudi
11:30 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
Commentaires
Quel souffle!
Difficile d'ajouter un commentaire!
Juste lire,
Et relire...
Ecrit par : Belle | 22.03.2007
Oui, je suis comme Belle, je préfère ne rien ajouter pour l'instant, j'ai besoin de m'imprégner davantage de ce texte qui me parait plus dur, plus profond que les précédents, j'ai besoin d'y trouver ma vérité avant d'en parler plus ; en revanche, je reconnais l'illustation, qui a dû être utitlisée une première fois pour "soif" ? Est-ce que je me trompe ?
Ecrit par : Kaoline | 22.03.2007
LE VENT DE L'ECHO
De frontière en frontière
Disparaissent les pas
Dans le sable du désert mouvant
Aux pas d'un mâle
Succèdent ceux d'une gazelle
Puis le vol d'un faucon
De frontière en frontière
Disparaissent les traces d'aile
Aux confins du Levant
Le vol devient resplendir
Effacement des formes de nuit
Préséance de la vie
La couleur de la peau
N'est qu'un reflet sans joie
Une autre chair dans le creux d'une main
Au souffle clair à l'haleine jasmin
Ecrit par : gmc | 22.03.2007
Quand je lis "Témoin du geste qui a semé la graine de la voix intérieure" les mots me propulsent en arriere par leur rythme - comme un sourd appel de tambours.
Ecrit par : Nathalie K. | 23.03.2007
Difficile de rester insensible à ce texte puissant et profond, une photo même bonne n'a pas tant de richesse. Trés honoré de votre visite. au plaisir.
Ecrit par : Gérard Méry | 23.03.2007
un moment sans passer, et de nombreux textes à découvrir toujours empreints de pensée très forte sur l'homme, l'univers, et notre chemin dans cet univers. Les mots s'enchainent, coulent dans l'obscur de notre destinée régie par l'UN. On ne peur rester insensible...
Ecrit par : lasidonie | 23.03.2007
c'est beau...
j'aime beaucoup...
vraiment beaucoup. vos mots me parlent.
Ecrit par : élie | 24.03.2007
J'entends l'âme parler et je lis les mots qui nous sont traduits. Respect.
Am... F..
Ecrit par : monique-âne | 24.03.2007
troujours aussi beau et puissant , si j'étais éditeur je te publierai un beau livre , j'ai lu celui chez rafrafi , très beau et puissant aussi
amitiés L
Ecrit par : aloredelam | 24.03.2007
derrière chacun de nos pas, mais aussi en nous, il y a un corps en poussière... celui qu'inévitablement notre corps deviendra un jour. Beau texte, mystique. Bonne soirée
Ecrit par : Maryse | 24.03.2007
Je rejoins Belle. Que dire?
Ecrit par : Marc | 25.03.2007
C’est beau.. Tumultueusement………….
Ecrit par : Aslé | 25.03.2007
Kaoline, oriente moi sur le sens du texte. Je le trouve très beau, Mohamed, mais j'ai des difficultés à bien en saisir la substantifique moelle. La vie, l'origine de l'univers, un Etre suprème, la mort.....
Ecrit par : Guy Leroy | 25.03.2007
"On est tous à la recherche d'une frontière,
une ligne claire entre le rêve et la réalité"
Tahar Ben Jalloum
Votre poème est très beau.Merci.
Ecrit par : Cristina | 25.03.2007
Comme je l'ai dit juste après Belle, plus haut, Guy, il faut que je m'éclaire moi-même, après je te passerai le flambeau ; j'ai besoin de m'en imprégner davantage, Mohamed aborde souvent ce thème qu'il ne faut pas oublier d'où on vient ni où on va, il ne s'agit pas seulement du pays d'origine, ou du pays de destination, mais de ce qui est commun à chaque être humain, la vie, la mort, il ne faut pas oublier qui nous sommes et chacun doit rester fidèle à cette voix intérieure qu'il perçoit très tôt et pour toujours en lui, voilà, tu as bien fait de me poser la question, Guy, car je viens de découvrir que j'ai pas mal avancé dans ma recherche de ma vérité à travers ce poème de Mohamed, Merci Guy, Merci Mohamed
Ecrit par : Kaoline | 26.03.2007
Guy, mon comm n'a pas été pris, je recommence : j'avais besoin d'attendre un peu avant d'en dire plus sur ce poème, et ta question a un peu précipité mon interprétation : pour moi il s'agit d'un thème récurrent et toujours bien traité chez Mohamed, nos origines, notre destination, ne jamais oublier d'où l'on vient ni vers où on se dirige, notre sort commun, ne jamais être sourd à cette voix intérieure que nous ressentons tous au fond de nous un jour où l'autre et qui nous suit jusqu'à la fin ; très beau poème ; Guy tu m'as servi de déclencheur ; merci Guy, merci Mohamed, tu nous enchantes, tu nous invites à méditer, c'est très bon tout ce que tu nous apportes
Ecrit par : Kaoline | 26.03.2007
Impossible, Guy, de faire passer mon comm ; j'ai souvent des problèmes chez Mohamed ; j'essaye encore une fois, sinon je viendrai chez toi en parler ; donc j'avais besoin de m'imprégner de ce poème avant d'en dire plus ; pour moi il s'agit encore du thème si souvent et si bien traité par Mohamed, le sens de la vie, ne jamais perdre de vue ni d'où l'on vient ni où l'on va, ne jamais faire taire cette voix intérieure que chacun ressent un jour ou l'autre et ce jusqu'au bout du chemin ; ne jamais rien oublier non plus des souffrances de ceux qui nous ont précédés et montré le chemin ; très beau texte, dommage d'essayer de l'expliquer, d'ailleurs
Ecrit par : Kaoline | 26.03.2007
En voilà des commentaires chaleureux pour un véritable poète ! Parce qu'il le vaut bien. Rien à ajouter. Bises de miche
Ecrit par : miche | 26.03.2007
Car il y a derrière chacun
de vos pas
L'ombre
D'un corps
En poussière.
Cher Mohamed ce strophe me rappelle un vers de l'ancien grand poète arabe syro-irakien Aboul Alaa El-Maari (973-1057)
صاح خفف الوطء فما أظن
أديم الأرض إلا من هذه الأجساد
Que je traduis librement comme suit :
O mon compagnon, marche tout doucement
Je présume que le sol n'est composé que de ces corps (décomposés)
D'autre part je te remercie pour ton poème "Sabra et Chatila" que tu as mis en comm. dans mon blog.
RAFRAFI
Ecrit par : RAFRAFI | 27.03.2007
kaoline, il faut être patiente!!^^
des paroles douces
on aimerait ne pas avoir à se poser la question d'une couleur de peau
Ecrit par : cocole | 27.03.2007
Le poète suit le chemin du fond de son Etre écoute les mots que lui dicte la source. Celui qui recueille sa parole, étanche sa soif de sagesse.
Je te salue Mohamed.
Ton amie
Ecrit par : Claude | 28.03.2007
Je te remercie Kaoline. Bises
Ecrit par : Guy Leroy | 28.03.2007
Un cri ouvre la voie
Ecrit par : Well | 29.03.2007
Toujours de très beaux textes,
Ecouter les voix intérieures montre souvent le chemin. Celui de l'amour et de la tolérance.
Surtout reste tel que tu es!!!
à bientot
Ecrit par : framboise | 29.03.2007
Flap ... l'oiseau se pose et puis dépose ... ohh presque rien ... un léger souffle pour participer au concert de vos âmes ...
"La muse se nourrit aux blessures des âmes
Les mots s'inscrivent en lettres sur papier thérapie
Transcendent nos passions livrées à mots folies
Et couvrent nos espoirs d'un absolu si femme"
busard
Ecrit par : busard | 30.03.2007
Salut !! Merci d'ètre passé, à bientot :) isa
Ecrit par : isa | 30.03.2007
Oui, Lambert a raison. Il faut une livre, de l'encre , du papier.
voici un éditeur qui aime le mariage de la poésie et des dessins : Dan Leutenegger
http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes.htm
Faites-nous plaisir Mohamed, s'il vous prie.
atamanna laka yaouman saïda
Ecrit par : Nina louVe | 01.04.2007
C'est à lire et à relire, c'est splendide, tes mots, tes phrases sont un chant de beauté et de vérité
0.
Ecrit par : orchis-mauve | 01.04.2007
