05.05.2008
Les frontières sont idiotes.

Photo: google.
Parfois il m'arrive de me demander:"Mais qui a inventé les frontières? "Ce n'est pas Dieu, m'a expliqué une personne qui a lu les livres de toutes les religions....
Il y a quelques jours, j'ai rencontré un poète .Je lui ai posé la même question. Il s'est gratté la tête, puis il s'est mis à réfléchir....Après un instant , il m'a bien regardé et m'a dit:"Les frontières? Moi,je connais pas. Et même si jamais elles existaient, elles seraient idiotes. Et supposons qu'elles existent réellement. C'est dans la tête des hommes qu'elles existent. Moi je suis poète. Et dans ma tête,il n'y a pas de frontières."
-Je peux te suivre poète? Lui dis-je.
-Pourquoi veux tu me suivre?
-Pour aller là où il me semble.
-Impossible! me répondit-il.
-Pourquoi?
- Parce que t'es pas poète toi.
Il a mis ses chaussures usées, s'est dirigé vers une barque, et s'est mis à ramer...sans me regarder , sans me saluer. Quant à moi, je suis resté cloué (comme un idiot) sur cette plage déserte tout en le regardant disparaître vers le large comme un songe. Oui … ! il a sans doute raison ce poète « Les frontières sont idiotes ».
© Mohamed El jerroudi
19:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : frontières, songe
25.04.2008
Homme noir au cœur blanc

Aimé Césaire (1913-2008)
Homme noir
Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE
Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les mystères
Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire
Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière
Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du feu et la cendre
Au prix de ta sueur et du sang
Tu as su traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde
Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays
Natal.
© Mohamed El jerroudi

20:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
16.04.2008
L'art marocain

bijoux marocains
L'histoire des arts au Maroc pourrait schématiquement être classée en deux périodes distinctes à savoir la période de 1912-1956 et jusqu’à aujourdh’hui.
La première période étant celle de la naissance et des balbutiements de la pratique picturale en tant que telle. Cette période verra l’apparition des premiers peintres européens installés au Maroc sous protectorat français.

Pouf en cuir orange
C'est "L'école coloniale" dont la caractéristique essentielle aura été l'initiation d'une peinture provinciale et exotique. Une école qui donne naissance à des artistes marocains autodidactes qui s’intéresseront à cette nouvelle forme d'expression plastique, la peinture de chevalet. C’est ce qui permettra l'émergence d'une première génération de peintres figuratifs naïfs, reproduisant, chacun selon la technique acquise auprès d'artistes européens, les scènes de la vie sociale marocaine, autrement dit, au-delà d’ une certaine forme "d'ethnologie picturale". Cette seule et unique tendance, qui a duré au-delà de l'indépendance du Maroc, a pour principaux représentants Mohamed ben Ali R'Bati, Abdelkrim Ouazzani, Moulay Ahmed Drissi et Ben Allal.

peinture à l'huile
L'enseignement des arts plastiques au Maroc verra le jour en 1945, avec la création de l'Ecole des Beaux Arts de Tétouan - ville sous protectorat espagnol - et celle de Casablanca en 1950. Après l'indépendance et notamment dans les années 60, la pratique picturale marocaine connaîtra un nouvel élan, tant sur le plan de la vision artistique que celui de l'expression.
L'artiste-peintre, qu'il soit autodidacte ou armé d'une solide formation académique en France et en Espagne, s'investira d'un rôle majeur sur la scène culturelle, à savoir celui d'être à la fois l'incontournable relais d'opinion et le médium d'une culture nationale spécifique et ouverte. D'où l'émergence d'une entité plastique marocaine, multiple de par ses formes d'expression avec pour précurseurs Ahmed Cherkaoui et Jilali Gharbaoui, l'un travaillant sur le signe dans la culture populaire et l'autre sur l'abstraction.

technique mixte
Concernant les galeries d'art, le besoin en est grand, puisqu'à côté de la Galerie Nationale Bab Rouah de Rabat et de la Salle Allal El Fassi, sise au siège du ministère de la Culture, d’autres salles d'exposition privées se multiplient çà et là avec une concentration essentiellement sur l'axe Rabat - Casablanca.
© Mohamed El jerroudi
21:50 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.04.2008
Thank you, président Bush

Photo: google
Merci à vous, grand dirigeant.
Merci, George W. Bush.
Merci à vous pour votre insulte
Si mon nom que je porte
Vous donnait des insomnies
Merci pour les milliers d’enfants
Morts sous le poids de vos blindés
Merci aussi pour ces jeunes soldats
Que vous envoyez en Irak
Et qui meurent sans savoir pourquoi
Merci monsieur le président
De nous montrer l’axe du mal
Merci à vous d’avoir érigé un monument
Que vous avez nommé Guantanamo
L’histoire se souviendra bien de vous
Merci à vous Monsieur
De mentir à l’Europe
De mentir à l’ONU
De nous mentir
Et de mentir au monde entier
Oui monsieur le président George W. Bush
L’histoire se souviendra bien de vous..
Et vous avez bien écrit votre page d'histoire
Sur un blindé.
Thank you.
© Mohamed El jerroudi
Les crimes de guerre en droit international:Devant la gravité des infractions commises en cas de conflit armé, le droit international humanitaire a lui aussi institué un mécanisme de compétence universelle qui fait obligation aux États de prendre les mesures législatives nécessaires pour sanctionner les personnes responsables de graves violations, et de rechercher les personnes accusées d'avoir commis des infractions graves, de les déférer à leurs propres tribunaux, ou de les remettre pour jugement à un autre État.
01:25 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.03.2008
L'Odeur du blé

Malika: jeune fille de l'ATLAS
Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...
Le son de la flûte agonise en silence
Le chant de la fille s'est tu
comme une pierre au regard mortel
Les montagnes conservent leur mutisme
écho d'une absence sans fin
Chaque soir un vent solitaire
vient carresser la cime d'un épi oublié.
Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...
Te souviens-tu de la terre
de l'Odeur du blé
ramassé par une jeune fille
au mains sculptées par le pain
Au visisage doré
comme un quartier de lune
qui guette l'aurore au milieur
d'une nuit d'été
Une jeune fille au yeux d'émeraude
couleur de la méditerrannée
Au joues dorées qui font mourir de jalousie
les pommiers de Damas.
© Mohamed El jerroudi
©Chanson marocaine de Abdelwahab doukkali "Il était une fois l'amour"
PS:En ce moment je suis en voyage .Je pense à vous et je vous dis :Je vous AIME ET MAIN SUR LE COUEUR...!!!
Mohamed
22:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : pommiers, jalousie, blé
23.03.2008
Juste on mot pour dire un mot juste.

Si le regard de ce Monsieur vous interpelle, alors dites comme lui:
Non!!! au Génocide culturel au Tibet!!!
14:20 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Génocide, Tibet
08.03.2008
Barques fragiles.

Mohamed Kacimi (1942-2003 )
Je me baigne dans vos poèmes.
Barques fragiles portez-moi loin
loin de moi-même portez loin mon départ
Ni le bruit de mes souliers blessés...
Ni le pied nu que j'étreins auprès de mon coeur
ne peuvent connaître l'heure de mes départs.

J'escalade la montagne de vos désirs
J'entends le clapotement de vos rêves...
Ils remuent la pierre.
Vous êtes le pollen qui féconde mes veines
Je suis le vent qui hurle dans vos oreilles.
Seriez-vous sourds devant la fureur de votre sommeil ?
Le soleil n'attend jamais le réveil des somnambules.
Moi je suis un authentique insomniaque.
Je m'enivre toujours encore et toujours
devant le coucher d'un soleil.

Moi j'aime le soleil
Il est l'incarnation de ma vie Et de l'autre vie La vôtre...
Même quand nous ne serons qu'une simple poignée
de poussière.
Que le ciel s'écroule sur ma tête.
Que la terre tremble sous mes pieds
si je ne suis pas le pauvre des pauvres
Oui!! Je ne possède rien Sauf la douceur de vos regards.
Barques fragiles Regardez loin Dans vos mains de sable.
Quels souvenirs avez-vous gardés de mon visage?
Je voudrais graver vos noms sur le côté gauche de ma poitrine
avec une étoile que je porte à mon cou
Dites-moi de quoi sera fait votre lendemain.
Je vous dirai tout sur le feu du passé
pour ne pas vous oublier.
Vous ...Oui vous ! Vous m'avez déjà oublié ?

Barques fragiles
Que m'importe vos rivages ou la couleur de vos chemins....
Vous n'avez pas choisi ni de rester ou de partir
Quand le destin des jours a confondu votre acharnement
avec un rêve maudit
Moi aussi je n'ai pas choisi.
J'ai ramassé ma vie J'ai marché sur le feu
Et je suis parti !
Que m'importe le début du temps ou la fin du temps
Je m'accroche au démon ou l'ange que je fus ...
un adieu sincère me suffit ....
Et je n'ai que faire du paradis ou l'enfer
si ce monde qui était autrefois le mien
qui est maintenant le vôtre
a perdu son âme.
© Mohamed El jerroudi
Ce poème figure dans ©(L'opinion culture )du Venderedi 07 Mars 2008, en hommage au défunt artiste peintre et poète Mohamed Kacimi, un artiste marocain dont le patrimoine reste incertain.
22:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : barque, fragiles
24.02.2008
Ingrédients pour fabriquer un poème

Toi Couscous
Aux sept légumes
Regarde moi
Je te regarde
Chaque Vendredi
ou le septième jour
ce sera donc un Vendredi
Tant que tu
refuses de ne pas cuire
Sept fois
Je ne te mangerai pas
Mille et une bouches
T'attendent
Moi
J'ai tout mon temps
Couscous
aux sept l'égumes
j'attends
Et avant de te manger
je tournerai ma langue
dans ma bouche
Sept fois
J'attends
l'arrivée des autres
Un couscous
Ne se mange jamais
au singulier
Chez moi
il se conjugue
sept fois
au pluriel.
©Mohamed El jerroudi
*Recette
1 kg de poème moyen
500g de jarret de boeuf
2 navets
3 belles carottes
3 courgettes
300 g de chou
4 pommes de terre
2 d'aubergines
250 g de potiron
4 tomates
2 oignons
1 cuillère à café de safran
1 cuillère à café de piment doux
1 bouquet de coriandre
200 g de beurre ramolli
Sel, poivre
23:15 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
21.02.2008
BEN CHEFFAJ Saad , ou les revers de l'indicible.
![]()
© BEN CHEFFAJ Saad
BEN CHEFFAJ Saad est représentatif de divers aspects de la peinture marocaine. Actuellement, et depuis toujours, il est hanté par le désir de vaincre toute entrave, afin de construire un dialogue fructueux. BEN CHEFFAJ Saad n’est pas seulement un artiste peintre mais un intellectuel conscient de son rôle dans la société. Il a toujours combattu la laideur artistique, la bêtise humaine et la terreur de l’ignorance. Pour lui, l’artiste a des responsabilités à assumer et il est de son devoir de s’en acquitter. Aider à comprendre, interpeller, former, initier sont autant de tâches dont se serait investi un artiste. Chez le peintre, ces tâches sont une mission, et cette mission est une raison d’être.
BEN CHEFFAJ Saad ne se contente pas de contempler et de méditer mais il engage le dialogue avec lui-même et avec l’autre. Sa maîtrise d'une technique singulière et du pinceau le place dans la trempe des artistes qui ont marqué l’histoire de l’art. C’est exactement cet esprit pluriel de l’artiste qui est mis en exergue dans ses oeuvres. Il prône la différence et condamne l’indifférence meurtrière.

Revers, envers, travers. Frontières, entre-deux, écarts. Autant de termes qui énoncent l'instabilité des postures et des représentations que Saâd Ben Cheffaj nous révèle. Dans son œuvre, le bas côtoie le haut, le masculin s'incorpore au féminin et inversement, dans un monde où l'envers se frotte à l'endroit, le religieux fréquente le sexuel.
Dans sa peinture, l'image et le jeu sur le matériau visuel occupent une place centrale. Chaque tableau montre comment le dispositif pictural est construit sur un modèle de surveillance qui questionne le statut du spectateur. Une oeuvre, axée sur une technique de la transgression et du mal, précise les traits d'une esthétique poly sexuée qui exhibe la circulation des identités sexuelles, sociales et
imaginaires, en truquant les images et en piégeant l'identification visuelle.

Nul doute que cette œuvre inclassable, dérange car elle parle de l'humain, de la profusion des identités qui déstabilise les repères, de l'énergie pulsionnelle qui s'incarne dans un objet de désir qui peut être féminin, masculin ou relevant d'un troisième genre.
©Mohamed El jerroudi
20:05 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.02.2008
Poèmes Croisés
La langue de ma mère
Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
Elle s'est laissée mourir de faim
On raconte qu'elle enlevait chaque matin
son foulard de tête
et frappait sept fois le sol
en maudissant le ciel et le Tyran
J'étais dans la caverne
là où le forçat lit dans les ombres
et peint sur les parois le bestiaire de l'avenir
Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
Elle m'a laissé un service à café chinois
dont les tasses se cassent une à une
sans que je les regrette tant elles sont laides
Mais je n'en aime que plus le café
Aujourd'hui, quand je suis seul
j'emprunte la voix de ma mère
ou plutôt c'est elle qui parle dans ma bouche
avec ses jurons, ses grossièretés et ses imprécations
le chapelet introuvable de ses diminutifs
toute l'espèce menacée de ses mots
Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
mais je suis le dernier homme
à parler encore sa langue
©Abdellatif Laâbi
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Ecrire un poème
Je sens que je rajeunis
je suis né une deuxième fois
obsédé par la mort
J’avais oublié
de célébrer la vie et la beauté
J’écris dans un pays
dont la langue a été mutilée
où l’on vit en deçà de la vie
je m’attache à décrire
la forme d’un nuage
ou d’un cyprès
la fleur d’un amandier
Ecrire un poème
c’est rendre les choses obscures
pour qu’elles donnent de la lumière
et je m’accroche à l’espoir fou
que la vie
l’histoire,
la justice
ont encore un sens...
J’ai choisi d’être malade de poésie
Une poésie fragile
Il suffit d’un rayon de soleil
Pour qu’elle renaisse
Oui, j’écris en état de joie
Où en état de mélancolie
Pas pour survivre
simplement pour vivre
Comme un poète
qui recommencerait de zéro .
© Mohamed El jerroudi
21:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Abdellatif Laâbi, Mohamed El jerroudi
14.02.2008
Les enfants du hasard

Oeuvre© Mahi Binbin.
Combien d'enfants
sont nés
par un jeu de hasard
Le solei est pour les uns
un chant brillant
pour d'autres
un morceau de pain
brûlant
Celui qui sait
reconnaître dans les yeux
d'un enfant affamé
le corps d'une femme
au sein desséché
n'osera jamais
regrader sa mère
dans les yeux.
© Mohamed El jerroudi
17:00 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : affamés, le soleil
27.01.2008
Témoin Oculaire
Mots…
Captifs de la peur
Qui meurent dans les ténèbres
Vous avez votre silence
Comme linceul
Les bouches cousues
Ne supportent plus
Vos pleurs
Les gorges sont aveugles
Silence…
Les témoins fuient
Dans tous les sens
Visages cendrés
Corps écorchés
Doigts mutilés
Un arbre déraciné
Montre un peu de sève
‘A son assassin
Mots …
Captifs de la peur
Le silence ouvre ses paupières
Il reconnaît bien
Le visage du coupable
Mots…
Aveuglés par la peur
Vous avez le silence
Comme témoin
Oculaire.
©Mohamed El jerroudi
22:35 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
20.01.2008
Encre Brûlante.
J'irai
encore plus loin
à la tête
d'une armée de poètes
récupérer la parole
qu'on m'a refusée
Le jour
Où j'ai voulu chanter
l'innocence
de ceux qui ont osé
écrire
des mots à l'envers
Je ramasserai leur cendre
J'en ferai une Encre Brûlante
pour les arracher
aux doigts de l'oubli
Comme je suis pressé
j'abandonnerai les semelles
de mes chaussures
sur un quai
De peur de rater
le dernier bateau en partance
vers des lieux sans rivages
Où des montagnes d'Amour
m'attendent.
© Mohamed El jerroudi
20:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.01.2008
Désert ...

Au delà
des chemins lointains
je reviens de loin
avec une parole talisman
Tel un livre ouvert
je parle de l'innommable
Tel un sourire lumineux
comme le duvet d'un moineau
Je pose ma main sur les visages
de ceux qui sont effrayés
par le silence du désert.
©Mohamed El jerroudi
20:15 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
01.01.2008
Sur les ailes du temps

© Benazir Bhutto (Karatchi 1953- Assassinée à Rawalpindi le 27 Décembre 2007)
Il ne faut pas
Surtout pas pleurer Benazir Bhutto
Quand s’allument sur nos yeux
Ces étincelles chargées de poison
Qui nous feront exploser la tête.
Il ne faut pas
Surtout pas Benazir Bhutto
Que tu lises ton sang fluide
Sur un livre dont les pages
s'écrit toute une histoire absurde
Tu es comme le temps
Demain tu verras défiler
Des fleurs et des fleurs toutes blanches
Et je viendrai cueillir les pétales
De tes rêves et je m’en irai loin
Sur les ailes du temps
Il ne faut pas
Surtout pas Benazir Bhutto
Que tu me regardes dans les yeux
Tu y verras de ces vagues de larmes
Qui te porteront sur les chemins
de mes yeux.
© Mohamed El jerroudi
Les yeux des autres
19:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
19.12.2007
Plongée en arrière dans le temps...

Oublier cette sueur
reposant sur mon front
et les chemins épuisés
Oublier ce que mes yeux
Ont ramassé comme larmes
Versées sur ceux
que je n'arrive pas
à oublier
Oublier mon nom
mon corps et chaque parole
dite le jour de ma naissance
Oublier mon présent
mon passé
mon futur
Et revenir des entrailles
de l'oubli
Et regarderai le ciel
comme si je le regardais
pour la première fois.
©Mohamed El jerroudi
Une année vient de s'éteindre.Une autre , vient de naître .Je souhaite à celles et ceux qui auront l'occasion de lire ma note ,tout le bonnheur du monde en 2008.
20:35 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
02.12.2007
Ecrire un poème .

Oeuvre© Pierre Soulages.
Je sens que je rajeunis
je suis né une deuxième fois
obsédé par la mort
J’avais oublié
de célébrer la vie et la beauté
J’écris dans un pays
dont la langue a été mutilée
où l’on vit en deçà de la vie
je m’attache à décrire
la forme d’un nuage
ou d’un cyprès
la fleur d’un amandier
Ecrire un poème
c’est rendre les choses obscures
pour qu’elles donnent de la lumière
et je m’accroche à l’espoir fou
que la vie
l’histoire,
la justice
ont encore un sens...
J’ai choisi d’être malade de poésie
Une poésie fragile
Il suffit d’un rayon de soleil
Pour qu’elle renaisse
Oui, j’écris en état de joie
Où en état de mélancolie
Pas pour survivre
simplement pour vivre
Comme un poète
qui recommencerait de zéro .
© Mohamed El jerroudi
13:25 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
01.12.2007
Poète, vos papiers!
Musée national d'art moderne (Stedelijk Museum) - Amsterdam.

Au début de l'année 1970 (j'avais 20 ans ) cinq artistes du même quartier(Hay elmohamadi) à Casablanca la plus grand ville au Maroc,vont creéer un groupe musical qui l'appellent "Nass el ghiwane",et qui va déclencher une des plus belles révolutions musicales au Maroc .
Ils s'appellent: Omar Sayed, Larbi Batma, Boujmaa, Alal Yaala, Abderhmane Paco.
Des amis qui m'ont inspiré de nombreux textes .Et avec eux j'ai appris qu'un artiste est un être humain qui doit vivre tout simplement , humblement, dignement et sans pathos.
*Boujmaa à droite :mort d'epuisement en 1973.
*Larbi Batma au centre grand poète: a succombé au cancer en 1996 il avait 48 ans.
Chanson de Nass El Ghiwan
Moi aussi ...je suis parti !
Mon texte... une repplique à leur 1ère chanson.
Vous n'avez pas choisi
ni de rester ou de partir
Quand le destin des jours
a confondu votre acharnement
avec un rêve maudit
Que m'importe
le début du temps
ou la fin du temps
Je m'accroche
au démon ou l'ange
que je fus ...
un adieu sinsère
me suffit ....
Moi aussi
je n'ai pas choisi.
J'ai ramassé ma vie
J'ai marché sur le feu
Et je suis parti !
© Mohamed El jerroudi
15:50 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : choisi, feu, vie
29.07.2007
Ces temps d’aveuglement.

Chanson de Nass El Ghiwan
Le monde
appartient
à celui
qui ne possède
rien......!!!!!
Alors que l’argent est au cœur de nos sociétés malades, personne n’ose s’apercevoir qu’il est le poison qui les ronge, nul n’a le courage de le dénoncer comme l’ennemi séculaire de l’Humanité. Ces temps d’aveuglement et de lâcheté sont révolus .....!!!
© Mohamed El jerroudi
13:40 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
28.07.2007
Qand on a plus rien à dire

Les morts
seraient-ils
plus éloquents
que les vivants...?
©Mohamed El jerroudi
17:20 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : morts, éloquents, vivants
06.07.2007
La poésie est en grève.La prose aussi.

La main de © Mohamed Nabili
Ya Sah
Dans l’accueil des tendances différentes et contradictoires, réside le secret de l’œuvre artistique personnelle. Gérard de Nerval n’a-t-il pas écrit : « Je suis l’autre »?
Cela dit, je suis obligé de mettre fin à mon blog pour des raisons personnelles.
Et que l'amour et la paix règnent dans ce monde ...!
Mohamed El jerroudi
23:30 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
25.06.2007
Visage

A qui
appartient
ce visage
cendré
écorché
Enterré
vivant
de l'autre
côté
du
miroir
Ses cris
se heurtent
à des portes
et fenêtres
CLOSES...
comme
des bouches
cousues
Ce visage
oui...!
Ce visage
serait-il
le mien...?
© Mohamed El jerroudi
22:40 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : visage, miroir, cendré
18.06.2007
Fleuve de miel

De la bouche
de mes ancêtres
le blé
n'a jamais manqué
de parole à sa terre
Le pollen
n'a jamais déserté
les pétales de sa rose
L'olivier
n'a jamais oublié
l'ombre de son ombre
C'était à l'aube
des temps révolus
C'était à l'aube
des temps futurs
Quand j'étais
une goutte transparante
dans le ventre de ma mère
La sueur des fronts
coulait dans la mémoire
comme un fleuve de miel
©Mohamed El jerroudi
23:05 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
13.06.2007
Rêves au dessus d'un nid d'oiseaux

Rêver
c'est séduire les ténèbres
L'ombre déchire les arbres
et les oiseaux ne retrouvent
plus leurs nids
La nuit leur refuse
de survoler les dunes
qui leur cachent
le visage de la lune
Pour se détendre
les oiseaux survolent
la surface de l'eau
Ils regardent les nuages
jouer aux bords des rêves
qui s'évaporent
derriere les horizons
La mer ouvre ses portes
aux barques qui voyagent
vers des rivages étoilés
Les vagues et les rochers
s'embrassent
comme de vieux
amis.
© Mohamed El jerroudi
19:30 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
10.06.2007
ASTRE

Toi l’enfant
que je suis
Sans ta présence
jamais
je ne serai capable
de lire
la couleur du matin
Tu es né
dans mes yeux
entre deux vagues
chaotiques
comme un astre
flamboyant
Livre ouvert
Livre fermé
Tu m’as donné
le regret
de ne t’avoir
pas lu
jusqu’à
la dernière
page.
© Mohamed El jerroudi
22:40 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
