20.01.2012
Mère
Mère
Celui qui est né
Au sommet d’une montagne
A sa mémoire
Gravée sur chaque pierre
Mère
Main tendue vers le ciel
Sème des pépites de rêves
Aux quatre coins de la terre
Mère
Front usé par tes prières
Mon secret gémit au fond
De tes entrailles
=Mohamed el jerroudi
13:01 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montagne, terre, mère
19.01.2012
Démagogie

Ce qui m’inquiète en tant que marocain, ce ne sont ni la cravate ou la barbe du Chef du gouvernement. Un gouvernement constitué n’importe comment. Je dois avouer que je n’ai rien compris. Un parti quand il est élu doit assumer sa rsponsabilité…Sans démagogie……..
=Mohamed El jerroudi
16:20 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démagogie, gouvernement
08.01.2012
Les yeux des autres
Poème écrit et di par Mohamed El jerroudi
11:02 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.12.2011
Rencontre poésie-art

21:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, café, littéraire
18.12.2011
Yeux Nocturnes

Hommes Visionnaires de L’abîme
Une Lumière viendra de votre Mutisme
Habiter l’Enfant Égaré Ébloui que je Suis
Éclairer mes Yeux Nocturnes...
Dunes Planètes de Sable Mouvant
Ombres Fugitives Capricieuses
Le Soleil n’arrive Pas à vous Maintenir
Au même Endroit....
Soif
Mémoire de l’eau
Chemins parsemés de pierres Verticales
Yeux Transpercés de Milliers de Puits
Vie ………….Voyage
Vers d’autres Mirages ...
=Mohamed El jerroudi
14:33 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : yeux, nocturnes, soif, dunes
VENTE AUX ENCHÈRES
Mourir d’une Bale dans la Tête
M’est plus facile Que d’être Flingué par un Mot Volé
Naïf Ne Sachant dans quel Pays je Vis
Virtuel-Réel Où la Sincérité n’a jamais été suffisante
Je me Casse C’est fini Je m’en Vais D’ici
=Mohamed El jerroudi
14:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vente, civilisation, dignité
03.12.2011
Egypte : à la croisée des chemins

Voici venir des jours décisifs. Les Egyptiens se rassemblent sur la place Tahrir, exigeant que l’armée se retire du pouvoir. Ils exigent un véritable processus démocratique et transparent au sein duquel la société civile puisse trouver sa place et son rôle légitimes. Il devient évident que cela n’est pas vraiment l’intention de l’armée, ni sa vision de l’avenir. Après avoir accepté la démission du premier ministre, la junte au pouvoir a nommé Kamal al-Ganzouri, un ancien lieutenant de Moubarak âgé de 77 ans. Le choix d’un tel candidat montre comment l’armée essaie de contrôler la situation. Tantaoui et ses sbires ne sont tout simplement pas prêts ni disposés à soutenir une transition démocratique véritable. En coulisses, ils cherchent des alliés et tentent de conclure des accords afin de se protéger et de continuer à contrôler l’Etat.
Les personnes qui manifestent sur la place Tahrir ont besoin de soutien. Ils ont clairement compris que l’Egypte est à la croisée des chemins ; si une libération véritable est au programme, alors c’est ici et maintenant que les choses vont être décidées. Faire partir Moubarak n’était que le premier pas ; désormais, les manifestants affrontent le régime, ses structures, ses intérêts et même ses alliés. Ces jours, ils sont en train de défier les forces les moins visibles, et les plus complexes, qui sont au cœur de l’appareil d’Etat égyptien, tant sur le plan national qu’international. Ce faisant, ils font non seulement face à des différends sur le plan intérieur, mais affrontent également des défis internationaux liés au Moyen-Orient (le conflit israélo-palestinien, les intérêts occidentaux et asiatiques, d’autres mouvements populaires, etc.). Cela ne sera pas facile : après des mois de résistance non violente (avec la retenue apparente de l’armée), nous assistons à présent à la répression, aux arrestations, à la torture et au meurtre émanant tant de la police que des forces armées. Ils se sont éventuellement excusés, mais quelque chose a changé. Il est essentiel pour les femmes et les hommes qui continuent de manifester sur la place Tahrir de rester non violents, de rester fidèles à la philosophie, ainsi qu’à l’esprit, des premières manifestations : pas d’armes, mais de l’assurance, du courage et de la dignité.
Vendredi dernier, la manifestation était appelée celle de la “dernière chance”. Nous devrions rester optimistes et faire des analyses en profondeur concernant la situation dans toute sa complexité. En coulisses, l’armée est en train de jouer un jeu peu loyal qui n’a rien à voir avec un potentiel avenir démocratique. Certains affirment qu’il faut de la patience ; il s’agit d’une période de transition. Cela est partiellement juste - la transition requiert du temps, des compromis et des efforts - mais ce n’est pas tout à fait ce qui se passe en Egypte. On entend des appels à la démocratie, on réitère des promesses (faites par la junte, annonçant qu’elle quittera le pouvoir en juin), et on fixe une date pour des élections, tandis que l’on négocie et fait des affaires visant à se partager le pouvoir et les intérêts. L’armée joue un rôle central : elle est en contact avec toutes les grandes organisations et tous les courants importants qui composent la société civile égyptienne. Parmi eux, bien entendu, les Frères Musulmans. Les tensions sont vives au sein de l’organisation islamiste : certains de ses dirigeants sont proches de la jeune génération et tiennent à soutenir les manifestants en appelant à une réforme complète et entière du régime tandis que d’autres (la majorité de la classe dirigeante actuelle) tiennent à protéger leur futur statut et rôle au sein de la société et sont prêts à négocier avec les forces armées afin de sortir de la situation actuelle. Il se sont parfois distancés des manifestations et ont joué un rôle ambigü entre la société civile et l’armée. De l’autre côté, on ne devrait pas oublier que les Américains ne sont jamais loin des négociations. Les forces armées égyptiennes sont un allié important et, bien que nous entendions des appels américains à ce que les civils s’emparent du pouvoir, la position étasunienne est loin d’être claire. Un accord entre l’armée et les Frères Musulmans pourrait s’avérer intéressant pour le gouvernement américain. Plus encore s’ils parviennent à convaincre un “civil” capable de plaire à la rue et de préserver leurs intérêts, tel que Mohammed el Baradei, afin d’assumer le pouvoir. Le printemps égyptien ressemble de plus en plus à de froids calculs politiciens au sein desquels les espoirs du peuple sont accessoires, si même ils ont quelque valeur.
L’Egypte n’est pas la Tunisie. Depuis le début déjà, j’étais pessimiste quant au fait que les Egyptiens suivraient les pas des Tunisiens. Ils m’ont donné tort. Mais la situation actuelle pourrait me donner raison à nouveau : les apparences peuvent être trompeuses. Il y a eu des manifestations, les espoirs ont été très élevés et Moubarak a finalement quitté le pouvoir ; mais nous sommes loin de l’exemple tunisien. Il serait intéressant d’analyser la situation égyptienne à la lumière de ce qui se passe en Syrie, au Yémen et en Libye (où les négociations secrètes entre le CNT, les gouvernements américain et européens donnent un aperçu de ce qui se trame réellement) bien plus que la situation en Tunisie ou même au Maroc, où le parti islamiste jouera désormais un rôle nouveau dans le paysage politique.
Des forces contradictoires - sur le plan national et international - cherchent à gagner du temps ; de puissants intérêts sont en jeu. Au Moyen Orient, les défis sont nombreux, tout comme le sont les intérêts conflictuels. D’authentiques et véritables démocraties en Egypte, en Syrie, au Bahrein, en Libye, ainsi qu’au Yémen sont loin de devenir une réalité. En fait, la démocratie authentique et véritable est loin d’être l’objectif de nombreuses personnes parmi les protagonistes de la région. La bataille ne sera pas facile. Il n’empêche que nous devrions demeurer cohérents et courageux dans notre soutien aux populations civiles qui refusent d’abandonner leurs revendications. Elles sont dans la rue en Egypte, en Syrie, au Bahrein et au Yémen ; elles se sont battues en Libye. Les défendre est absolument essentiel. Les personnes innocentes n’ont pas été tuées en vain ; quel que soit le résultat des calculs très malsains, faits en coulisses, quelque chose est en train de se produire dans le monde arabe. Aujourd’hui ou demain, il n’est pas seulement de l’espoir, mais encore une vérité historique : les peuples arabes trouveront certainement le chemin de leur accession au pouvoir et à la liberté. Que les forces armées, les pouvoir occidentaux et asiatiques, ou bien encore les pantins politiques puissent préserver leurs intérêts immédiats n’empêchera pas, au demeurant, les citoyens d’obtenir leurs droits, ainsi que leur dignité. Il s’agit d’une question de temps, et de courage. Ces jours-ci, le courage est partout dans les rues arabes.
Texte: Tariq Ramadan
15:37 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : egypte, chemins
27.11.2011
Un peu de rêve

23:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, vie, sourire, dormir
19.11.2011
La mariée

Cela sert à quoi de l’attendre
Déchire ta robe de mariée
Il ne viendra plus
Il fait presque jour
Et la nuit est partie
Il est peut-être mort
En cours de route
Ou Changé d’avis…
=Mohamed El jerroudi
23:47 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robe, nuie, mariée, jour
14.11.2011
La gloire du ventre

Sais-tu comment on vit ici
Avoir l’eau à la bouche n’est que le début d’un appétit
Il faut que tu manges Tout dévores Tout
Sais-tu comment on vit ici
La gloire du ventre est toujours la meilleur
Fais vite Avale vite avant qu’ils arrivent
‘A table Mange-les Vite Avant que tu ne sois
Mangé
=Mohamed El jerroudi
08:11 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gloire, ventre, bouche
13.11.2011
Nous avons oublié de vivre

Je n'aurais pas le temps
De vous attendre au bord de la mer
Le soleil vient de s’éteindre à l’horizon
Il fait noir et je ne vois pas le large
Je n’aurais pas le temps
De vous raconter les nouvelles des jours
Que vous avez oublié de vivre
Il fait noir est j’ai envie de partir
Il est Tôt-Tard
=Mohamed El jerroudi
12:19 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soleil, jours, horizon
11.11.2011
La Ville bleue

Ville bleue
Je me suis perdu dans les entrailles
De tes ruelles bleues
Tes murs restent suspendus
Dans ton ciel trop près
Je suis l’arbre vieilli-mémoire
De ceux qui t’ont traversée
=Mohamed El jerroudi
16:22 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ville, bleue ciel, arbre
10.11.2011
Quand je ne serai plus Là

Toile-Said Housbane
Souviens-tu Ma fille
Quand je ne serai plus Là Tu n’auras que Toi
Mes yeux seront Tes Bras….Souviens-Toi
D’où Viens-tu
Souviens-tu Ma fille
Quand je ne serais plus Là Tu n’auras que Toi
Mes yeux seront Tes Bras….Souviens-Toi
D’où Viens-tu
10:07 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lumière, fille, yeux, bras
09.11.2011
Le Sacré...?

12:53 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tableau, fortune, facile, sacrilège
07.11.2011
De la tolérance à la mesure qui nous plait..
"Je ne vous suis pas Monsieur El Jerroudi, je n'accepte toujours pas les propos de tariq ramadan."
'A un commentaire de ce genre, ma réponse est simple
..........................
Emmanuel Suzan Je respecte ta haine pour mon ami Tariq Ramadan- Oseriez respecter mon amour pou les idées - je suis agnostique –Tariq Rammadan -. ? Je le juge sur ses idées et pas sur sa personne son. BONJOUR l a liberté de la parole dont se t’argue l’Oxydent..
=Mohamed El jerrroudi
15:38 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2011
Je Suis Ttriste Mon FILS

18:08 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : confessions, fils, fête, musilmane
05.11.2011
Je suis pute et fière de l’être…

Fatima Kahïr Dine, est une femme qui vient de déclarer sur un site- et ce n'est pas nouvau- www.ahewar.org « Je suis pute et fière de l’’être »Accusant la religion musulmane de lui pas avoir donné la liberté de jouir de son corps dit-elle...Quand j’ai lu ses propos moi qui ne suis pas un défenseur de L’islam, car ils sont nombreux à le faire... Mais comme je viens de recevoir cette déclaration en pleine figure sur mon blog –texte en arabe – je n’ai pas le temps de le traduire, Voici ma réponse.En deux mots...
...............................................................................................................
Madame......Fatima K.D
Si vous ne vous sentez pas à l’aise ou libre par la culture que vous avez reçue, changez la par une autre qui vous convient. Et personne sur cette terre n’a le droit de vous dicter sa loi…
Je peux ne pas être d’accord avec vous, mais je respecte votre choix...
Je le dis parce que je refuse que la religion -n’importe laquelle- soit un sujet de débat.
Ce sont nos mentalités qu’il faut mettre en cause .Les tiennes .Les miennes aussi !!! Et sachez que vous n'êtes pas la première Pute à l'avoir dit.. El elles-ils sont des milialliards qui l'ont dit ; avant que vous ne soyez née …Merci…
=Mohamed El jerroudi
13:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pute, fière, être, religion
04.11.2011
Frantz Fanon

00:12 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2011
Voie vers un autre imaginaire


"L’imaginaire des écrivains marocains de langue française"
Après un demi-siècle d'existence, la littérature marocaine de langue française offre une grande richesse d'œuvres et d'auteurs, tant en nombre qu'en diversité. Il est devenu possible d'interroger l'imaginaire propre à l'ensemble de cette littérature. L'hypothèse de départ de cette recherche repose sur le constat de l'importance de l'environnement naturel dans les œuvres, constat suivi de la question : existe-t-il un imaginaire spécifiquement marocain que la littérature marocaine de langue française permettrait de mettre en évidence ? L'analyse de plusieurs centaines d'ouvrages a permis de répondre qu'un tel imaginaire existe, et qu'il présente des visages divers selon qu'il reflète le conditionnement culturel, la volonté de décrire l'environnement, ou les relations entre le sujet et l'espace qu'il habite. S'imposent dès lors plusieurs problématiques : celle de l'intertextualité et de la citation sous toutes ses formes, celle de la description - dans une littérature réputée non descriptive -, et celle d'une symbolique originale, dont le rapport au sacré n'est pas la moindre des composantes. Par les questionnements qu'il suscite, cet ouvrage ouvre de nouvelles voies dans le champ des études maghrébines, tandis que l'ampleur du corpus, ainsi que la bibliographie quasi-exhaustive de la littérature marocaine de langue française, en font un instrument de référence pour tous les chercheurs qui travaillent sur cette littérature.
=Mohamed El jerroudi
21:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, marocaine, langue, française
Jouer avec l’islam

Au cours des dernières semaines, le nouveau dirigeant libyen, Mustapha Abd al-Jalil, président du Conseil National de Transition (CNT), a répété “la charia sera la principale référence et sera instaurée en Libye”. Plusieurs de ces références à la législation islamique ont été prononcées en présence d’hommes politiques et intellectuels occidentaux, comme par exemple l’autoproclamé philosophe français pro-israélien Bernard Henri Levy, qui, étonnamment, n’a exprimé aucune contestation. Étonnant, en vérité ! C’était comme si Moustapha Abd al-Jalil était déterminé à montrer que les “révolutionnaires libyens” étaient véritablement indépendants, ni soutenus ni protégés par la France, les États-Unis ou l’Occident. L’ “Occident” est demeuré silencieux, bien que certains médias aient posé des questions pertinentes relatives aux personnes que soutiennent les Français, les Américains, ainsi que les Britanniques.
Étant donné la situation politique extrêmement complexe de la Libye, la position d’Abd al-Jalil tombait à point nommé et était très habile. Il a intentionnellement fait référence à des concepts très controversés en Occident afin de signifier clairement au peuple libyen qu’il n’était pas le pantin de l’Occident. De façon bien étrange, il a parlé de “charia” et de “polygamie”, sachant que pour les musulmans libyens, mus par l’émotion, il offrait ainsi une preuve de sa totale indépendance (de telles références étant bien entendu diabolisées en Occident). Pour la France, la Grande Bretagne et les États-Unis, c’était une manière de montrer au monde que la Libye était à présent “libre et indépendante”. Il était désormais temps pour l’OTAN de permettre à la nouvelle Libye de construire son avenir en invoquant ses propres traditions. La référence religieuse et politique à l’islam sert ainsi à apaiser les musulmans, ainsi qu’à prêter une légitimité traditionnelle et religieuse au CNT, tout en dissimulant la pénétration tridimensionnelle de l’Occident - militaire, géopolitique et économique - en Libye.
Les soulèvements arabes montrent que les peuples de la région aspirent à la liberté, à la dignité et à la justice, mais ne sont pas disposés à trahir leurs traditions et convictions religieuses. La victoire récente du parti islamiste de Tunisie, Ennahda, aux élections de l’Assemblée constituante du pays, souligne une réalité historique : l’islam demeure une référence inévitable pour les Arabes et sera cruciale en tant que telle dans la construction de l’avenir, en particulier à travers le processus démocratique au moyen duquel les citoyens sont à présent capables d’exprimer leurs requêtes politiques, leurs inquiétudes au sujet de leur identité, ainsi que leurs espoirs économiques. Les partis conservateurs qui invoquent l’islam d’une manière ou d’une autre (donc également les islamistes) sont en train de gagner du terrain et d’acquérir une légitimité politique plus importante. Ils œuvrent sur trois niveaux distincts : l’acceptation des règles démocratiques, la préservation de l’identité islamique de la nation, ainsi que la disposition à ouvrir leurs marchés aux pouvoirs économiques dominants et aux multinationales. L’exemple turc a fait jurisprudence : personne ne peut nier que l’AKP - émanant d’une tradition islamiste - est en train de démontrer le succès de sa direction dans précisément ces trois domaines : ils sont conservateurs sur le plan religieux, disposés - sur le plan géopolitique - à négocier avec les pouvoirs occidentaux (y compris, jusqu’à récemment, avec Israël) et, sur le plan économique, parfaitement intégrés au système capitaliste. Ils ont fait preuve d’une grande ouverture (avec l’UE) et démontré une flexibilité considérable. L’Occident peut en effet faire des affaires avec tout parti islamiste qui manifeste une volonté similaire de s’adapter et de collaborer, d’Ennahda aux Frères Musulmans. Les choses sont en train de changer rapidement au Moyen Orient et en Afrique du Nord (MENA*) ; les nouvelles stratégies politiques sont fondées sur de nouvelles préoccupations économiques et géopolitiques, mus par la présence active de nouveaux acteurs étatiques dans la région : le Brésil, la Russie, l’Inde, ainsi que la Chine (BRIC). L’Occident n’a pas de temps à perdre dans la course consistant à conquérir les esprits, les cœurs et l’argent des peuples arabes.
Au cœur de ces jeux politiques et économiques hautement complexes une question essentielle émerge. Les pays occidentaux ont montré par la passé (avec les pétro-monarchies ou en Afghanistan) qu’ils n’ont aucun problème majeur à négocier avec l’islam politique lorsqu’il s’agit de protéger leurs intérêts. Étant donné la présence des pays du BRIC, ils n’ont désormais plus le choix étant donné que ces derniers sont prêts à entretenir des liens politiques et économiques forts, quelle que soit la situation dans les pays arabes respectifs. Le facteur clé sera Israël. Tous les partis islamistes ont adopté des positions fermes vis-à-vis de l’État sioniste (même la Turquie, récemment), ce qui est la raison de leur large soutien populaire (y compris du régime iranien). Les islamistes peuvent bien être prêts à promouvoir le processus démocratique et à participer pleinement au système économique dominant (la grande majorité des partis islamistes l’acceptent aujourd’hui), mais ils demeurent assez explicites quant à leur position face à Israël. C’est sur ce point que réside l’essence des vives tensions et contradictions aux États-Unis et dans les pays européens : ils ont besoin d’être engagés au sein du MENA, mais sont incapables de prendre des distances par rapport à Israël. Au même moment, les pays du BRIC n’ont pas la même alliance historique avec Israël et semblent prêts à remettre en cause les partis pris de l’Occident dans le conflit au Moyen Orient.
La référence islamique est au cœur du débat dans le monde arabe. L’islam politique est à un carrefour : il est confronté à de nombreux défis et doit gérer des intérêts contradictoires. Seule une approche holistique peut nous faire comprendre ce qui est en jeu. De nombreux courants - y compris quelques partis islamistes - sont en train de jouer avec l’Islam afin de gagner en légitimité. Indubitablement, la politique corrompt. Qui, dans le monde arabe, sera capable d’exercer le pouvoir tout en respectant les impératifs de dignité, de justice et de transparence – et, qui plus est, de soutenir comme il se doit la juste cause de la Palestine ?
*MENA : acronyme de Middle East and North Africa
Chaleureux remerciements encore à S.H. pour l’aimable traduction
=Texte : Tariq Ramadan
14:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, jouer, polygamie
Les Quatre Saisons

Je l’attends
Tout doucement je reste là
Ma tête à l’ombre des arbres du silence
je lève mes yeux et je fais signe aux nuages
J’attends une étoile qui n'arrivera jamais
je resterai là
Tu m'as promis à moi ton père
Souviens-toi Ma fille d'où viens-tu
Un matin pas comme les autres
Un matin plus raisonnable
Plus long que les quatre Saisons
Beau comme tes yeux
Je l’attends
Un matin dont tu seras
toi ma fille mes yeux
ma lumière
Je l'attendrai ce Matin...
Souviens-toi d'où viens tu.
=Mohamed El jerroudi
07:51 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : saisons, printemps .étoiles, arbres
30.10.2011
Dimanche

Dimanche
Je ne suis pas triste ni heureux
Je ne suis pas moi ni personne
Dimanche est le premier jour dit la Bible
Dimanche se repose
Dieu
De la Guerre...
=Mohamed El jerroudi
18:09 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Shahrazade

=Mohamed Eljerroudi
06:01 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les Sous-Mis sous écoute

Je n'aurais pas le temps .De vous attendre au bord de la mer.
Le soleil vient de s’éteindre à l’horizon .Il fait noir et je ne vois pas le large
Je n’aurais pas le temps .De vous raconter les nouvelles des jours
Que vous avez oublié de vivre. Il fait noir est j’ai envie de partir.
.
Nous sommes tous mis sous écoute.’ A quoi bon se cacher...? Nous sommes dans ce monde pour dire ce que nous pensons de lui. Viendra le jour où nous le quitterons. Nous regretterons de ne pas l'avoir dit...
=Mohamed El jerroudi
02:36 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.10.2011
Mort sans procès. Une fois de plus.

Il n’y eut ni procès, ni jugement, une fois encore. Au cours des cinq dernières années, le scénario dans le monde arabe semble être le même. Encore et toujours, le même désordre, la même fin dramatique. Saddam Hussein, Oussama Ben Laden et Kadhafi ont été tués sans procès équitable - aucun juge ni aucun jury n’a rendu de verdict - et de la manière la plus indigne. Saddam Hussein a été pendu le jour de la fête musulmane (après une parodie de procès) et son exécution a été filmée par une caméra de téléphone mobile. Oussama Ben Laden a été assassiné alors qu’il était non armé, sans qu’aucune image ne puisse apporter une preuve de son sort. Kadhafi a été capturé vivant, battu, puis exécuté, avec des centaines de personnes autour de lui qui prenaient des photos de son visage couvert de sang. Ils riaient, criaient et dansaient même tout en lui arrachant des cheveux et en tordant sa tête afin de prouver qu’il s’agissait bien de lui. Certains s’étonnent de ce spectacle pitoyable : jusqu’où notre humanité peut-elle donc aller ? Kadhafi était un tyran, un dictateur, cela ne fait aucun doute. Mais en tant qu’être humain, il avait le droit d’être jugé et, une fois mort, son corps aurait dû être protégé et respecté. La couverture médiatique de sa capture et de sa mort, ainsi que les commentaires faits à son sujet étaient inhumains, troublants, révoltants. Je n’aimais pas Kadhafi ; j’ai détesté la manière dont ses assassins se sont comportés - de près comme de loin.
Nous connaissons à présent une partie de l’histoire. Il était en train de tenter de fuir de Syrte avec un groupe de partisans, lorsque les forces de l’OTAN les ont localisés et bombardés. Les forces françaises qui dirigeaient l’opération ont été capables d’arrêter le convoi et, ce faisant, d’aider les opposants de Kadhafi à le capturer. Voilà bien l’image du soulèvement libyen : sans l’OTAN, l’opposition à Kadhafi n’aurait pas remporté de succès. Il reste à répondre à une question cruciale : quel rôle jouera l’influence étrangère dans l’avenir de la Libye ? Qu’il est troublant de voir les Présidents et Premiers Ministres, de Nicolas Sarkozy à Barack Obama et David Cameron - qui négociaient ouvertement avec Kadhafi jusqu’à l’année dernière - saluer sa mort, tout en essayant de convaincre le public qu’ils avaient toujours soutenu les démocrates, ainsi que la démocratie. Dans l’ivresse de la victoire, il n’y a aucune honte à profaner les morts, aucune honte à mentir aux vivants. La Libye est sous contrôle, disent-ils. Mais qui contrôle la Libye ?
On ne peut pas faire confiance au Conseil National de Transition (CNT). Il est dirigé par un ancien ministre du gouvernement de Kadhafi dont on soupçonne qu’il a eu des liens secrets avec les services secrets américains bien avant la rébellion. D’autres membres de haut rang du CNT avaient également participé au régime précédent, certains faisant partie de l’armée ; certains des services de renseignements libyens, tandis que d’autres ont même été identifiés comme étant des extrémistes. Cependant, il est assez clair que si le CNT a reçu un soutien aussi rapide de l’Occident, ainsi que des Nations Unies, c’est parce que ces derniers connaissaient les acteurs clé et parce qu’ils avaient reçu l’assurance que leurs intérêts seraient protégés. La présence des dirigeants français, britanniques, américains et turcs à Tripoli avant même la capture de Kadhafi confirme qu’ils avaient raison.
Le CNT semble aujourd’hui contrôler la situation - mais de nombreuses questions demeurent sans réponse. Il y a tant d’informations contradictoires qui émanent du CNT (au sujet d’accords secrets avec l’Occident, de la capture de certains individus et même de son succès sur le terrain) et on a assisté à un traitement tellement inhumain durant les combats (en particulier contre des immigrés africains), qu’il y a toutes les raisons de douter de l’avenir de la Libye en tant qu’Etat fondé sur la transparence, ainsi que des valeurs démocratiques.
Kadhafi est mort. Le peuple libyen a acclamé et célébré l’événement. La page d’une ère sombre a été tournée. Toutefois, la révolution est loin d’être achevée. Un coup d’œil rapide vers l’Irak, l’Egypte ou la Syrie suffit à nous convaincre que de puissants intérêts économiques et géostratégiques sont en jeu, et que les pays concernés sont loin d’être autonomes. La Libye ne sera pas une exception : les Etats-Unis, ainsi que les pays européens ne laisseront pas le nouveau régime faire usage de ses ressources pétrolifères afin de développer en Afrique du Nord une dynamique de solidarité Sud-Sud. La Libye est à présent à un carrefour critique ; les mois et années à venir démontreront si nous avons assisté à une révolution dans la région ou bien à une cynique redistribution des alliances. Les nouveaux dirigeants sont tellement reconnaissants à l’Occident qu’il paraît plutôt impossible de pouvoir espérer un avenir véritablement indépendant. Des démocraties tant contrôlées sont loin d’être des démocraties ; la voie vers une libération entière et réelle est jonchée de défis.
Regarder les images de Kadhafi mort et maltraité a été une triste expérience. Lire la couverture médiatique et entendre certains dirigeants occidentaux et arabes célébrer sa mort et féliciter les Libyens étaient encore plus perturbant. Faisaient-ils la fête parce que le dictateur était mort ou bien parce que la route était désormais ouverte à de nouvelles stratégies de contrôle à mettre en œuvre ? Ce qui était sensé avoir été une marche vers la liberté ressemble aujourd’hui de plus en plus à une voie menant à des troubles futurs, ainsi qu’à une nouvelle forme de servitude…
=Source:Tariq Ramadan
06:09 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, lybie, egypte, syrie




