01.09.2010
partir est ma demeure.
Voici ma demeure
Où j'ai appris à rêver
Avant d'apprendre à marcher
C'est ici que j'ai appris
A vivre avec la mort et la vie
Je porte en moi
Une mémoire blessée
Et jamais je n'ai marché
Sur le trottoir de mon histoire
Ou me dérober de la vie ou la folie
Quand je me réveille
Je hurle à la mort
Aux cimes des montagnes
A l'existence de l'homme
Et la lourdeur du fugace
Partir est ma demeure
Et ma demeure
N'est qu'un au revoir
Les lieux sont mon départ
Je parcours ma mémoire
Et je m'abîme loin
De moi-même
Plus loin que loin
Ainsi est le chemin
De mon voyage
Et rien ne m'arrive
Sinon l'heure d'un nouveau
Voyage.
©Mohamed El jerroudi

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02.06.2010
La mer était rouge.

Dix-neuf passagers ont été tués et 36 blessés lundi lors de l'assaut donné par des commandos israéliens contre une flottille humanitaire internationale qui se rendait à Gaza, selon un nouveau bilan de la chaîne 10 de la télévision israélienne.
Je suis convaincu que je n’apporte rien de nouveau, puisque ce crime est passé sous les yeux de tout le monde .Citoyen du monde, j’ai essayé de croire que cet état comprendra un jour que le monde a changé et qu’il deviendra raisonnable avec le temps.
Les événements se sont passés à l’encontre de ce que je souhaitais. C’est que je m’attendais à une bouffée de Paix, dans cette région du monde meurtrie par un conflit qui a duré l’âge que je porte.
Le 31 Mai 2010;
La censure militaire a interdit la diffusion de toute information sur le nombre de morts et de blessés transférés vers des hôpitaux en Israël. La communauté internationale a aussitôt réagit contre cet acte barbare commis par Israël, des actes, «fortement inhumaines et aux conséquences irréparables». Alors que l’état d’Israël reste impuni jusqu’à nos jours.
La flottille acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien. Dans la soirée, peu après 21h00 locales (18h00 GMT), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flottille, selon des journalistes à bord d'un bâtiment.
La marine israélienne avait annoncé son intention d'empêcher, de force si nécessaire, la flottille de s'approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict - sauf pour les produits de première nécessité - depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.
Quant à moi; j'attends cette paix qui viendra ou ne viendra pas.
Ah c’est bien… ! Mais maintenant que je vais devoir faire attention à ce que j’écris quand je dis le mot PAIX !! Moi qui étais cloitré au fond de mon ignorance… ! Je vais devoir réapprendre à réajuster mes convictions pour me remettre dans le droit chemin.
Sachant absolument que le mot Justice, n’existe que dans un petit dictionnaire. …
Tandis qu’à L’ONU ce mot est lu à l’envers..! C’est pourquoi le monde ressemble à un ballon qui ne tourne pas rond. J’ai oublié que j’habite au bord de la méditerranée. Je dois donc ne jamais m’aventurer dans les eaux internationales : je risquerai ma peau c’est sûr..! La mort ? Non ! je ne veux pas mourir avant de planter un olivier à GAZA, dans un coin que je choisirai moi-même. Et j’avoue que je ne suis pas un héro …je suis comme tout le monde. J’ai peur !
©Mohamed El jerroudi
20:02 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.05.2010
Quand mon ami l’artiste Joan Manresa me rappelle mes 60 ans.
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04.05.2010
Les temps révolus.

depuis l'aube des temps
le retour de mon père
Il m'a appris
comment
m'enivrer de l'odeur
de ma terre natale
Ses chansons se balançaient
au grès du tonnerre
Avant son départ
il m'a offert
le reflet de son visage
pour ne pas perdre
le repère
de mes ancêtres.
De la bouche de mes ancêtres
le blé n'a jamais manqué
de parole à sa terre
Le pollen n'a jamais déserté
les pétales de sa rose
L'olivier n'a jamais oublié
l'ombre de son ombre
C'était à l'aube des temps révolus
C'était à l'aube des temps futurs
Quand j'étais une goutte transparente
dans le ventre de ma mère
La sueur des fronts
coulait dans la mémoire
comme un fleuve de miel
©Mohamed El jerroudi
18:39 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note | Tags : visage, mon père, miel, fleuve.
09.02.2010
Mahmoud Darwish : A un assassin - Etat de siège...
Si tu avais contemplé
Le visage de ta victime
Et réfléchi
Tu te serais souvenu
De ta mère
Dans la chambre à gaz
Et tu aurais changé d’avis
Ce n’est pas ainsi
Que l’on recouvre
Son identité
Si tu avais laissé
Trente jours au fœtus
Le nouveau-né
Aurais oublié
Le temps du siège
Aurais étudié
Avec l’une de tes fille
L’histoire ancienne d’Asie
Et ils auraient pu s’aimer
Et donner jour à une fille
Elle serait juive de naissance
Ta fille est aujourd’hui veuve
Ta petite fille orpheline
Comment as-tu pu d’une seule balle
Abattre trois colombes ?
Rien de nouveau
Dans le monde civilisé
Tout est banalisé
Les temps de la barbarie sont passés
La victime
Comme la vérité est relative
Alors sois
Ou tu ne seras jamais.
©Mohamed El jerroudi
ps: texte traduit de l'arabe
14:13 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
20.05.2009
Le commencement des jours.

PHOTO, © DUMARIE
Silence
Sindibade est revenu de loin
Avec quelques paroles
Et une poignée de questions
Paroles ombre de dunes
Faisceaux lumineux
Paroles qui planent dans l'air
Comme le duvet d'un moineau.
Paroles collées à la terre
Comme une pierre jonchée
Au bord d'un chemin
Paroles qui coulent
Comme un fleuve enragé
Paroles qui se cabrent
Devant l'innommable.
Paroles talismans qui ressuscitent
Aux noyés l'origine de la vie
Et la boussole de l'étoile céleste.
Sindibad s'égare
Dans les dédales de ses paroles
Il est le blessé par des éclats aveugles
Et son âme bouscule les choses
Et son rêve habite le ciel
D’une nuit aux étoiles mortes.
Et son sang sacrifié
Dans le ventre du sable.
Sa dernière voix s'éteint
Après l'ultime départ.
Il veut la nuit
Point de rencontre avec le naufragé
Sindibad navigue sur le souffle de l' aube
Et la rose récupère
Ce qu'elle a perdu de son pollen.
L'arc de la pluie dénude l'éternel.
L’univers tourne au rythme de l'œil.
Ici un espace vide.
Là-bas une contrée lointaine.
Il veut la nuit.
Et la mer est immobile...
Juste après la dernière noyade...
Juste après l'étreinte de sa peur...
Pour un nouveau voyage.
De l'éclosion d'un volcan
Naît une île nouvelle
Comme un souffle
Qui se dérobe à la furie des vents.
Et qui fuit le choc de deux histoires lumineuses.
C'est un trait de lumière
Qui traverse le ciel et la nuit.
Tranche entre la parole sincère
Et la magie de l'hypnose.
Entre les petites vérités
Et des lettres grandioses..
La barque navigue vers la caverne céleste...
Celle qui se tait pour laisser passer les miracles.
Sindibad n'a pas encore rencontré la fleur de l'aube
Dont les pétales colorent le destin des jours.
Malgré son tapis qui fond les millénaires
Sindibade reste muet face
Au commencement des jours.
© Mohamed El jerroudi
12:15 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.02.2009
Etranges visages
Je crie ma parole
Aux doigts meurtris
Par le froid du béton
Je leur cris derrière la colline
La fureur du vent
Et je leur dirai
Etranges visages
Venus de si loin
Vous avez écrit vos songes
Sur la blancheur du matin
Quand la cruauté de la nuit
A attisé le feu de vos cauchemars
Vous avez rêvé aux perles d'Orient
Aux étoile d'argent
Quand votre chemin monte
Vers tous les chemins
Et votre premier départ
N'est qu'une simple Illusion
Etranges visages
Venus de si loin
J'écrirai vos noms sur les sommets
De vos montagnes ancestrales
Pour que le vent les porte
Vers d'étranges rivages
Si lointains.
©Mohamed El jerroudi
18:05 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
03.02.2009
Quand je serai poète.
Quand je serai poète
J’écrirai des poèmes
Que mes lecteurs boiront
Comme un vin vers après vers
Je leur parlerai d’un ciel
Dont la couleur n’existe
Que dans les yeux des aveugles
Je leur parlerai d’une terre
Ma terre une terre
Qui existe dans toutes les mémoires
Dont la surface n’existe
Nulle part ailleurs
Sauf qu'elle n'appartient
à personne
Mais comme je ne le suis
Pas encore
Il ne me reste qu’à broyer
Mes rêves dans une meule
Dont le dictionnaire
Est incapable de prononcer
un seul mot
En attendant que je sois
Un grand poète
Je dois ...!
Creuser ma terre
Planter un palmier
Un figuier et un olivier
Cela dépendra du temps
Qu’il fera
Et je balancerai
Tous les dictionnaires
Par la fenêtre
Quand je serai poète
Je serai abandonné
Par Dieu et les hommes
Je serai esseulé et seul
Seul tout seul
Mais je me souviendrai
Bien de ma Terre.
©Mohamed El jerroudi
De ces pays frappés où rien ne peut avoir Joie. Cette guerre contre laquelle s’insurgeraient les armes et non pas les larmes du cœur. Puis tous ces enfants pour lesquels leur propre pays ne peut écrire aucun poème, et nous qui nous disons si près, à soutenir la Grande Détresse contre la Grande Infamie : phrases inutiles qui peuvent proliférer de tous côtés, phrases pour rien, quand je ne peux ignorer le drame qui se joue, l’omniprésence de la haine à une échelle qui nous dépasse, et cette question que tant de poètes peuvent se poser : Quel est le grand moyen de la poésie ?
Dans le théâtre de la parole, une espèce de vérité me retient : « Le retour au sol » de Rimbaud. Et pour cela, innombrables sont les clôtures sur lesquelles il nous faut agir… obstructions, barricades, fausses fenêtres sur le monde, fers, enchaînements, et cette question qui ne peut promettre aucune réponse : Quel est le grand moyen de la poésie ?
Ou alors peut-être cette réponse : que tout être humain a le droit à un horizon. Et ce qui doit faire partie de notre horizon ce n’est même pas le mot PAIX. L’humain doit se « dégager » entièrement de tous les jougs, y compris des distorsions de son imaginaire. Il y a parmi la Réalité une réalité dans laquelle toute clôture doit être sévèrement critiquée, je parle ici du grand mensonge qui se dresse contre la vie.
Et il n’y a pas pire saloperie que ce qui se dresse contre la vie des enfants !
Que voir ou penser d’un poème quand il n’y a que destruction massive ? Est-il un échec de plus ou un vrai moyen de mobilisation ? Une citation de plus ou une réelle incitation à répondre à l’appel de l’horizon ?
Je sais que de la pratique poétique exercée chez quelques uns, pas tous, mais chez quelques uns seulement, il ne s’agit en aucune manière de poésie-divertissement, de poésie-spectacle… !
Recommencer le poème comme on recommence une vie et ses multiples chemins du passé, du présent et de ce qui est encore à venir. Recommencer le poème comme on décide de ne pas renoncer à recommencer une terre… Est-ce là une des réponses à la question Quel est le grand moyen de la poésie ? Mais encore faut-il Recommencer l’horizon ni dans l’or ni dans le remord, mais seulement à partir de l’horizon lui-même, qui ne souffre d’aucun affront et d’aucune oppression.
Pour tous ces enfants meurtris, voici le mot de la fin : Recommencer notre acquiescement à la vie !
©Nathalie Riera, 21 janvier 2009
20:05 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
14.01.2009
Les mains de l’insaisissable.

©Farid Belkahia.
Le hurlement de la soif
Fait vibrer le visage du désert
Paroles de sable
Vents de l’errance
Des pierres millénaires
Interpellent les portes du ciel
Eau chemin de la vie
Les mains de l’insaisissable
Déchirent la peau du silence
Quand le corps craquelle
Sous les yeux de l’indifférence
Les oiseaux ont déserté le ciel
Qui respire un feu
Venu hors du temps
Et les arbres fruitiers
Refusent d’abandonner
Leurs feuilles mortes
Sur un sol embrasé
L’adieu est un couteau
Son cri a déchiré sa langue
Le regard a fermé ses yeux de pierres
Comme de vieilles portes broyées
Par les mâchoires des serrures
Le sanglot des ruines
Irriguent la poussière des souvenirs
Sur des pages écrites
Avec une encre sourde
Qui s’endort dans le secret des mots
Et le cœur dévoile toute sa lumière
Sur le chemin du passé
Le visage creusé
Par les traces des désirs
Engouffre ses soupirs
Dans un corps enflammé
Pour arracher au soir les lueurs de l’aube
Saisir l’ombre des mots
Gravés sur des lèvres lumineuses
L’odeur de l’argile rappelle au cœur
Le moment de faire sa prière
L’éternel est un livre fermé
Chargé d’une énigme
Impossible à déchiffrer
Mémoire
De ceux qui sont partis
Oubliant le chemin du retour..!.
©Mohamed El jerroudi
09:35 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
27.12.2008
Transe

Des paroles enflammées dansent
Avec le frémissement d’un corps
Né au coin d’une poitrine large
Comme une main parsemée d’étoiles
Chaque soir s’écrit l’indicible
Le long des fissures des blessures
Enfuis dans une ombre
'A la face peuplée de rêves effacés
La transe parle sans arrêt
Un langage habité de désirs
Entassés dans un lambeau de chair
Coloré de cendre et de fumée
Les yeux boivent le reflet des couleurs
Au rythme des souffles perdus
'A jamais dans la voix de la nuit
Frappent le souffle avec un souffle essoufflé
Des gestes muets cherchent leurs paroles
Sur des murailles de mémoires
Découvrent sur le chemin des ancêtres
Les traces d’une sueur au parfum de sable
La transe vide sa bouche de ses feux
Comme une cascade de colères infinies
Avance de sursaut en sursaut
El le corps s’effondre
En petits morceaux.
© Mohamed El jerroudi
13:20 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : transe, corps
09.12.2008
L’écho des légendes

© Monia Touiss
Je peux aussi
Revenir de mon errance
Raconter ce que j’ai vu
J’ai vu
Le sang annoncer chaque matin
Une mort qui n’a pas de nom
J’ai vu
Des yeux qui pointent leurs regards
Etonnés
Sur des corps déchiquetés
Par les mains de la folie
J’ai vu
Des enfants adossés
Aux murs de l’indifférence
Attendre leur tour
Pour tourner le dos à la vie.
Je peux aussi
Ecouter les ruines
Une envie folle
Me force à reconstruire
Les jardins de mon enfance
Avec l’écho des légendes
Ressusciter les racines
Des figuiers sauvages
Et je lis le temps
J’immobilise la nostalgie
Au cœur de mon cœur
Si mon rêve était absent
Mon regard intérieur serait
Présent.
©Mohamed El jerroudi
10:30 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : rêve, figuiers, folie
24.08.2008
THE END
Hommage aux vivants
Entre une lettre
Et une autre lettre
Je dépose une gerbe de fleurs
En hommage aux vivants
Entre une nostalgie
Et une autre nostalgie
J’écrase une larme
En hommage aux absents
Entre un trottoir
Et un autre trottoir
Quand je croise mon sosie
Je change de trottoir.
Chaque matin quand je me réveille, je m’aperçois que le monde a changé pendant que je dormais...!

Photo de Catherine Wallon.
Moi aussi pour suivre la mode ce matin, je dois changer…. !
Ce site de poèmes, dessins et photos se termine ici et aujourd'hui (le 24 /08/ 2008).
Durant les dernières semaines d'existence de ce blog, je me suis rendu compte qu'il faut aborder la poésie d'une autre façon.
Alors j'ai décidé de changer .... .Si vous voulez voir les anciens poèmes et dessins, allez dans les archives.
Et je remercie celles et ceux qui étaient là .Qui m’ont bien entouré .A eux je dis :
Amicales pensées...!!
À bientôt peut-être...
©Mohamed El jerroudi (Tétouan ,Maroc .le 24/08/2008)
Vidéo que j'ai trouvée sur le blog de Kalima.
22:35 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
23.08.2008
La route du mensonge

Je veux bien oublier
mes sept péchés
Les arbres fruitiers
refusent d'abandonner
leurs feuilles mortes
sur un sol embrasé
L'adieu est un couteau
son cri
a déchiré sa langue
Et ses mots sont restés
debout sur un feu
venu hors du temps
Faut-il emprunter
la route du mensonge
pour rencontrer par hasard
Des réponses
plus dures
que le venin...?
©Mohamed El jerroudi
21:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note
06.06.2008
Ecoute ...!

OEUVRE DE ©Bouzaïd Bouaâbid
Ecoute Mon enfant.
Le silence a déserté
le vacarme du monde.
Le silence a déserté
les chemins de tes rêves.
Ecoute la douleur du mode.
Le monde?
a mal... très mal.
Il se plaint de maux de tête.
Ecoute le bruit des blindés.
Ils ont piétiné
tes châteaux de sable
Ecoute le bruit des vagues.
Ils dévorent les corps
de ceux qui rêvent comme toi,
de planer sur les nuages.
Ecoute le vacarme du monde.
Tu comprendras
qu'à force de l'écouter,
tu risques de digérer
chaque mensonge.
OUI... tous les mensonges.
©Mohamed El jerroudi
11:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
30.05.2008
Rue de la limite.
Le 12 Août 2003,à 2 heures du matin je me promenais dans les rues de Liège,après avoir passé toute une journée égaré au milieu d'une immense foule qui célébrait le centenaire de l'écrivain Jorge Simenon. La nuit était douce. Le silence était mon seul compagnon .J'étais loin du centre ville.
Quand la fatigue commença à m'envelopper de son poids,j’ai décidé de rentrer chez moi pour me reposer un peu .J'étais tout près de l'appartement de mon fils Réda situé dans une rue male éclairées. Je voulais presser le pas quand soudain je trébuchai sur un corps allongé à même le sol. Une grande stupeur me coupa le souffle. J'ai tout de suite pensé à un assassina. Je me prêtai à prendre la fuite, quand la personne qui gisait par terre me tendit sa main et prononça des paroles incompréhensibles. Je repris vite mon courage et je m'approchai : elle était une femme. L'alcool qu'elle a bu l'empêchait de se relever.
- Madame faites un effort ne restez pas ici. Vous risquez d'être agressée! Lui dis-je. Elle me regarda et me dit tout en essayant de cacher son ivresse.
- T'es un arabe? .Elle m'as posé cette question sans doute , à cause de mon accent.
-Oui je suis arabe.
- moi aussi je suis marocaine d’origine, liégeoise de naissance .Et toi?
-Marocain. Elle me supplia de l'aider de rejoindre son appartement car elle a su que je suis le père de son voisin. Et qu'elle pouvait me faire confiance .Arrivé au 3ième étage, elle me donna la clé. Elle avait un salon en désordre .Il y avait des bouteilles de vin partout à tel point que je ne savais pas où mettre le pied. Je l'allongeai sur un fauteuil. Elle me désigna une chaise et me pria de rester un moment .Moi j'étais maladroit je ne savais quoi faire, quoi dire...De temps en temps je posai un regard sur un coin du salon, sur la dame. Elle saisit une bouteille de vin et remplit deux verres .J'avalai le mien d'un seul trait. Elle m'en donna un autre en souriant. Au quatrième verre j'ai senti une chaleur douce traverser mon corps. Sur le mur une photo d'un adolescent attira mon attention.
- C'est ton fils ? lui demandai-je.
-Oui mon fils et mon frère à la fois.
-Quoi?
-Oui je l'ai fait avec mon père.
A sa déclaration j'ai senti que le plafond allait s'écrouler sur ma tête. Je pris en hâte mon paquet de cigarettes et me dirigeai vers la sortie. C’était plus fort que moi. Je l'ai entendu pousser des cris. Elle pleurait si fort ... Je me suis engouffré dans l'appartement de mon fils, j'ai pris un somnifère. Je voulais oublier .Faire le vide .Je ne me rappelai plus à quel moment j'ai perdu conscience. Le lendemain un bruit ou des voix humaines, une cacophonie me réveilla en sursaut.
Je suis sorti pour voir de quoi il s’agissait. En face de moi la dame de la veille me sourit .De sa bouche coulait du sang à flot .Des infirmiers essayaient de la mettre sur un brancard. Elle les repoussa et descendis toute seule les escaliers jusqu'à l'ambulance. Avant d'y monter elle nous regarda. Elle me regarda et ouvra sa bouche. Elle avait la langue coupée à moitié.
Moi qui savait son histoire je comprends maintenant pourquoi elle s'est mutilée. C'est pour ne jamais parler de son fils qui est son frère. Elle a choisi le silence...
Un policier qui griffonnait sur un bout de papier, demanda le nom de la rue. -RUE DE LA LIMITE. Lui répondit un garçon qui ressemblait beaucoup à celui que j'ai vu la veille sur la photo...
©Mohamed El jerroudi
Ps : La rue est réelle , la dame aussi .Le texte n’est que fiction….Un texte que j'ai trouvé sur mon carnet de voyage...
21:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
20.05.2008
Chaque bouche a son mot à dire

Là où les coeurs se rencontrent
les chuchotements de la nuit se taisent
seuls les regards lumineux habitent
le silence des étoiles
Ici un oeil récalcitrant refuse
d’accompagner le coucher du soleil
Là-bas un vent enragé
bouscule la peur du soir
Les portes de l’âme
s’ouvrent à toutes les bouches
Bouches avides de mystère
Bouche avides de lait maternel
Chaque bouche a son mot à dire
Les lèvres sont à bout de force
pour éteindre la soif de la terre
Soif
Qui se répand comme un feu
sur la poitrine d’un amant
disparu
au milieu de la nuit.
© Mohamed El jerroudi
20:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
05.05.2008
Les frontières sont idiotes.

Photo: google.
Parfois il m'arrive de me demander:"Mais qui a inventé les frontières? "Ce n'est pas Dieu, m'a expliqué une personne qui a lu les livres de toutes les religions....
Il y a quelques jours, j'ai rencontré un poète .Je lui ai posé la même question. Il s'est gratté la tête, puis il s'est mis à réfléchir....Après un instant , il m'a bien regardé et m'a dit:"Les frontières? Moi,je connais pas. Et même si jamais elles existaient, elles seraient idiotes. Et supposons qu'elles existent réellement. C'est dans la tête des hommes qu'elles existent. Moi je suis poète. Et dans ma tête,il n'y a pas de frontières."
-Je peux te suivre poète? Lui dis-je.
-Pourquoi veux tu me suivre?
-Pour aller là où il me semble.
-Impossible! me répondit-il.
-Pourquoi?
- Parce que t'es pas poète toi.
Il a mis ses chaussures usées, s'est dirigé vers une barque, et s'est mis à ramer...sans me regarder , sans me saluer. Quant à moi, je suis resté cloué (comme un idiot) sur cette plage déserte tout en le regardant disparaître vers le large comme un songe. Oui … ! il a sans doute raison ce poète « Les frontières sont idiotes ».
© Mohamed El jerroudi
19:45 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : frontières, songe
25.04.2008
Homme noir au cœur blanc

Aimé Césaire (1913-2008)
Homme noir
Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE
Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les mystères
Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire
Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière
Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du feu et la cendre
Au prix de ta sueur et du sang
Tu as su traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde
Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays
Natal.
© Mohamed El jerroudi

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16.04.2008
L'art marocain

bijoux marocains
L'histoire des arts au Maroc pourrait schématiquement être classée en deux périodes distinctes à savoir la période de 1912-1956 et jusqu’à aujourdh’hui.
La première période étant celle de la naissance et des balbutiements de la pratique picturale en tant que telle. Cette période verra l’apparition des premiers peintres européens installés au Maroc sous protectorat français.

Pouf en cuir orange
C'est "L'école coloniale" dont la caractéristique essentielle aura été l'initiation d'une peinture provinciale et exotique. Une école qui donne naissance à des artistes marocains autodidactes qui s’intéresseront à cette nouvelle forme d'expression plastique, la peinture de chevalet. C’est ce qui permettra l'émergence d'une première génération de peintres figuratifs naïfs, reproduisant, chacun selon la technique acquise auprès d'artistes européens, les scènes de la vie sociale marocaine, autrement dit, au-delà d’ une certaine forme "d'ethnologie picturale". Cette seule et unique tendance, qui a duré au-delà de l'indépendance du Maroc, a pour principaux représentants Mohamed ben Ali R'Bati, Abdelkrim Ouazzani, Moulay Ahmed Drissi et Ben Allal.

peinture à l'huile
L'enseignement des arts plastiques au Maroc verra le jour en 1945, avec la création de l'Ecole des Beaux Arts de Tétouan - ville sous protectorat espagnol - et celle de Casablanca en 1950. Après l'indépendance et notamment dans les années 60, la pratique picturale marocaine connaîtra un nouvel élan, tant sur le plan de la vision artistique que celui de l'expression.
L'artiste-peintre, qu'il soit autodidacte ou armé d'une solide formation académique en France et en Espagne, s'investira d'un rôle majeur sur la scène culturelle, à savoir celui d'être à la fois l'incontournable relais d'opinion et le médium d'une culture nationale spécifique et ouverte. D'où l'émergence d'une entité plastique marocaine, multiple de par ses formes d'expression avec pour précurseurs Ahmed Cherkaoui et Jilali Gharbaoui, l'un travaillant sur le signe dans la culture populaire et l'autre sur l'abstraction.

technique mixte
Concernant les galeries d'art, le besoin en est grand, puisqu'à côté de la Galerie Nationale Bab Rouah de Rabat et de la Salle Allal El Fassi, sise au siège du ministère de la Culture, d’autres salles d'exposition privées se multiplient çà et là avec une concentration essentiellement sur l'axe Rabat - Casablanca.
© Mohamed El jerroudi
21:50 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.04.2008
Thank you, président Bush

Photo: google
Merci à vous, grand dirigeant.
Merci, George W. Bush.
Merci à vous pour votre insulte
Si mon nom que je porte
Vous donnait des insomnies
Merci pour les milliers d’enfants
Morts sous le poids de vos blindés
Merci aussi pour ces jeunes soldats
Que vous envoyez en Irak
Et qui meurent sans savoir pourquoi
Merci monsieur le président
De nous montrer l’axe du mal
Merci à vous d’avoir érigé un monument
Que vous avez nommé Guantanamo
L’histoire se souviendra bien de vous
Merci à vous Monsieur
De mentir à l’Europe
De mentir à l’ONU
De nous mentir
Et de mentir au monde entier
Oui monsieur le président George W. Bush
L’histoire se souviendra bien de vous..
Et vous avez bien écrit votre page d'histoire
Sur un blindé.
Thank you.
© Mohamed El jerroudi
Les crimes de guerre en droit international:Devant la gravité des infractions commises en cas de conflit armé, le droit international humanitaire a lui aussi institué un mécanisme de compétence universelle qui fait obligation aux États de prendre les mesures législatives nécessaires pour sanctionner les personnes responsables de graves violations, et de rechercher les personnes accusées d'avoir commis des infractions graves, de les déférer à leurs propres tribunaux, ou de les remettre pour jugement à un autre État.
01:25 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.03.2008
L'Odeur du blé

Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...
Le son de la flûte agonise en silence
Le chant de la fille s'est tu
comme une pierre au regard mortel
Les montagnes conservent leur mutisme
écho d'une absence sans fin
Chaque soir un vent solitaire
vient carresser la cime d'un épi oublié.
Voyageur qui ne vit
que dans la bouche des autres
Ecoute...
Te souviens-tu de la terre
de l'Odeur du blé
ramassé par une jeune fille
au mains sculptées par le pain
Au visisage doré
comme un quartier de lune
qui guette l'aurore au milieur
d'une nuit d'été
Une jeune fille au yeux d'émeraude
couleur de la méditerrannée
Au joues dorées qui font mourir de jalousie
les pommiers de Damas.
© Mohamed El jerroudi
PS:En ce moment je suis en voyage .Je pense à vous et je vous dis :Je vous AIME ET MAIN SUR LE COUEUR...!!!
Mohamed
22:10 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : pommiers, jalousie, blé
23.03.2008
Juste un mot pour dire un mot juste.

Si le regard de ce Monsieur vous interpelle, alors dites comme lui:
Non!!! au Génocide culturel au Tibet!!!
14:20 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Génocide, Tibet
08.03.2008
Barques fragiles.

Mohamed Kacimi (1942-2003 )
Je me baigne dans vos poèmes.
Barques fragiles portez-moi loin
loin de moi-même portez loin mon départ
Ni le bruit de mes souliers blessés...
Ni le pied nu que j'étreins auprès de mon coeur
ne peuvent connaître l'heure de mes départs.

J'escalade la montagne de vos désirs
J'entends le clapotement de vos rêves...
Ils remuent la pierre.
Vous êtes le pollen qui féconde mes veines
Je suis le vent qui hurle dans vos oreilles.
Seriez-vous sourds devant la fureur de votre sommeil ?
Le soleil n'attend jamais le réveil des somnambules.
Moi je suis un authentique insomniaque.
Je m'enivre toujours encore et toujours
devant le coucher d'un soleil.

Moi j'aime le soleil
Il est l'incarnation de ma vie Et de l'autre vie La vôtre...
Même quand nous ne serons qu'une simple poignée
de poussière.
Que le ciel s'écroule sur ma tête.
Que la terre tremble sous mes pieds
si je ne suis pas le pauvre des pauvres
Oui!! Je ne possède rien Sauf la douceur de vos regards.
Barques fragiles Regardez loin Dans vos mains de sable.
Quels souvenirs avez-vous gardés de mon visage?
Je voudrais graver vos noms sur le côté gauche de ma poitrine
avec une étoile que je porte à mon cou
Dites-moi de quoi sera fait votre lendemain.
Je vous dirai tout sur le feu du passé
pour ne pas vous oublier.
Vous ...Oui vous ! Vous m'avez déjà oublié ?

Barques fragiles
Que m'importe vos rivages ou la couleur de vos chemins....
Vous n'avez pas choisi ni de rester ou de partir
Quand le destin des jours a confondu votre acharnement
avec un rêve maudit
Moi aussi je n'ai pas choisi.
J'ai ramassé ma vie J'ai marché sur le feu
Et je suis parti !
Que m'importe le début du temps ou la fin du temps
Je m'accroche au démon ou l'ange que je fus ...
un adieu sincère me suffit ....
Et je n'ai que faire du paradis ou l'enfer
si ce monde qui était autrefois le mien
qui est maintenant le vôtre
a perdu son âme.
© Mohamed El jerroudi
Ce poème figure dans ©(L'opinion culture )du Venderedi 07 Mars 2008, en hommage au défunt artiste peintre et poète Mohamed Kacimi, un artiste marocain dont le patrimoine reste incertain.
22:55 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : barque, fragiles
24.02.2008
Ingrédients pour fabriquer un poème

Toi Couscous
Aux sept légumes
Regarde moi
Je te regarde
Chaque Vendredi
ou le septième jour
ce sera donc un Vendredi
Tant que tu
refuses de ne pas cuire
Sept fois
Je ne te mangerai pas
Mille et une bouches
T'attendent
Moi
J'ai tout mon temps
Couscous
aux sept l'égumes
j'attends
Et avant de te manger
je tournerai ma langue
dans ma bouche
Sept fois
J'attends
l'arrivée des autres
Un couscous
Ne se mange jamais
au singulier
Chez moi
il se conjugue
sept fois
au pluriel.
©Mohamed El jerroudi
*Recette
1 kg de poème moyen
500g de jarret de boeuf
2 navets
3 belles carottes
3 courgettes
300 g de chou
4 pommes de terre
2 d'aubergines
250 g de potiron
4 tomates
2 oignons
1 cuillère à café de safran
1 cuillère à café de piment doux
1 bouquet de coriandre
200 g de beurre ramolli
Sel, poivre
23:15 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
21.02.2008
BEN CHEFFAJ Saad , ou les revers de l'indicible.
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© BEN CHEFFAJ Saad
BEN CHEFFAJ Saad est représentatif de divers aspects de la peinture marocaine. Actuellement, et depuis toujours, il est hanté par le désir de vaincre toute entrave, afin de construire un dialogue fructueux. BEN CHEFFAJ Saad n’est pas seulement un artiste peintre mais un intellectuel conscient de son rôle dans la société. Il a toujours combattu la laideur artistique, la bêtise humaine et la terreur de l’ignorance. Pour lui, l’artiste a des responsabilités à assumer et il est de son devoir de s’en acquitter. Aider à comprendre, interpeller, former, initier sont autant de tâches dont se serait investi un artiste. Chez le peintre, ces tâches sont une mission, et cette mission est une raison d’être.
BEN CHEFFAJ Saad ne se contente pas de contempler et de méditer mais il engage le dialogue avec lui-même et avec l’autre. Sa maîtrise d'une technique singulière et du pinceau le place dans la trempe des artistes qui ont marqué l’histoire de l’art. C’est exactement cet esprit pluriel de l’artiste qui est mis en exergue dans ses oeuvres. Il prône la différence et condamne l’indifférence meurtrière.

Revers, envers, travers. Frontières, entre-deux, écarts. Autant de termes qui énoncent l'instabilité des postures et des représentations que Saâd Ben Cheffaj nous révèle. Dans son œuvre, le bas côtoie le haut, le masculin s'incorpore au féminin et inversement, dans un monde où l'envers se frotte à l'endroit, le religieux fréquente le sexuel.
Dans sa peinture, l'image et le jeu sur le matériau visuel occupent une place centrale. Chaque tableau montre comment le dispositif pictural est construit sur un modèle de surveillance qui questionne le statut du spectateur. Une oeuvre, axée sur une technique de la transgression et du mal, précise les traits d'une esthétique poly sexuée qui exhibe la circulation des identités sexuelles, sociales et
imaginaires, en truquant les images et en piégeant l'identification visuelle.

Nul doute que cette œuvre inclassable, dérange car elle parle de l'humain, de la profusion des identités qui déstabilise les repères, de l'énergie pulsionnelle qui s'incarne dans un objet de désir qui peut être féminin, masculin ou relevant d'un troisième genre.
©Mohamed El jerroudi
20:05 Publié dans poésie/arts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note


